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mardi 6 juin 2006

L'alpha et l'oméga

image Si vous avez passé les dernières semaines en villégiature à La-Petite-Pierre (Bas-Rhin), vous ignorez qu'aujourd'hui était attendu le lancement en grande pompe de l'Alpha 100, le premier reflex numérique siglé Sony. Rappel des précédents épisodes: il y a un an, Sony et Konica-Minolta annoncent leur rapprochement. En mars, on apprend l'arrêt des activités photographiques de la double marque, rachetés par Sony. Suite logique, le reflex présenté aujourd'hui était attendu par les mauvaises langues comme une déclinaison du Dynax D5D. L'Alpha a largement dépassé ces prévisions. Sur une base Minolta, les ingénieurs de la firme ont rassemblé en un seul boîtier des performances jusqu'à présent éparses: un capteur CCD de dix mégapixels au format APS-C, un stabilisateur, un anti-poussières, un nouveau processeur de traitement d'images, un autofocus à 40 points, un écran de visée 2.5", la compatibilité avec les objectifs Minolta et l'annonce d'une vingtaine d'optiques prochainement disponibles (dont plusieurs signés Carl Zeiss), enfin un prix de vente situé en-dessous des 1000 $.

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samedi 3 juin 2006

Le réveil des académies

Il faut saluer en ce printemps 2006, l’accélération qui touche le monde universitaire depuis bientôt un an en matière de développement de l’histoire de la photographie. L’an passé, l’université Paris IV Sorbonne recrutait un maître de conférences (Guillaume Le Gall), cette année, j’ai eu l’honneur d’accéder à un poste de professeur (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et tout récemment l’université de Lausanne vient de recruter un maître-assistant (Clément Chéroux). Nous sommes en présence d’un phénomène qui dépasse le symptôme, car l’on peut dire qu’enfin, l’histoire de l’art (discipline d’accueil de tous ces postes) a officiellement - et après des années de contrats et de charges de cours qui ne parvenaient pas à stabiliser la discipline - entériné la photographie comme un des secteurs de recherche essentiel, au même titre que l’architecture. Certains regretteront peut-être d’y voir la naissance d’un académisme, pour un médium qui avait longtemps échappé à la pensée universitaire et s’était vu célébré par les musées; ils remarqueront aussi que l’académie des Beaux-arts a ouvert cette année deux postes à la photographie (ce bastion d’Ancien régime!) pourvu il y a peu par les célèbres Lucien Clergue et Yann Arthus-Bertrand… Mais ne confondons pas tout: en consacrant la photographie sur le terrain académique, c’est aussi pour l’histoire de l’art une manière de rebattre les cartes de ses questionnements et d’observer de nouveaux objets, d’ouvrir ou de rouvrir la question de l’art aux enjeux sociaux et culturels. Non que cette ouverture ait manqué – l’Institut national d’histoire de l’art (qui, lui aussi s’intéresse vivement à une perspective photographique) s’est impliqué dans l’histoire du goût et de la collection –, mais la photographie a le mérite de mettre des notions esthétiques, économiques et politiques nouvelles sur le devant de la scène. Que toutes ces perspectives se prolongent donc et continuent d’affirmer le primat d’une véritable école française dans le domaine.

mercredi 31 mai 2006

L'académie des Beaux-Arts remonte le temps

Mercredi 31 mai 2006, la photographie fait son entrée officielle à l'académie des Beaux-Arts, annonce le site de l'honorable maison. Les deux photographes élus sont Lucien Clergue et Yann Arthus-Bertrand. Compte tenu de la liste des membres, on ne peut pas vraiment parler d'une erreur de casting. Juste d'une mise à l'heure - avec 167 ans de retard.

mardi 30 mai 2006

Où va la photographie africaine? État des lieux et enjeux

Comment écrire une histoire qui concilie deux photographies: l’une, produit d’exportation, répondant aux critères du marché de l’art, et l’autre, occultée, car non conforme aux discours occidentaux sur l’Afrique?
C'est à cette question que tentera de répondre Erika Nimis, historienne (Université Laval, Québec) le mercredi 7 juin à 18h00 au cours d'une conférence à la Maison européenne de la photographie, 5 rue de Fourcy 75004 Paris. L'entrée est libre.
Erika Nimis a notamment publié en 2005 Photographes d'Afrique de l'Ouest: L'expérience yoruba, paru aux éditions Karthala.

Illustration : Autoportrait de Julius Olaniyi (1955-2006), photographe à Niamey, 1975, © Julius Olaniyi.

jeudi 25 mai 2006

Recadrer n'est pas truquer

Il y avait L'Oeil naïf, best-seller de Régis Debray. Il y aura désormais le trucage naïf, par Le Figaro. Dans son édition du 24 mai, Le Canard enchaîné révèle que le quotidien, pour illustrer un article consacré au sulfureux banquier japonais Shoichi Osada, a recadré une image d'archives où celui-ci figurait aux côtés de Jacques Chirac. Interrogé par l'AFP sur la disparition du chef de l'Etat, Nicolas Beytout, rédacteur en chef du Figaro, a trouvé la parade: “La photo a été recadrée, elle n'a pas été truquée“. On appréciera la cocasserie du distinguo. Il y a certes mille façons de tricher avec une photographie – à commencer par truquer le réel. Y-aurait-il pour autant une façon plus morale qu'une autre de modifier le sens d'un enregistrement?

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lundi 22 mai 2006

L’avenir au Jeu de Paume

image Après l’annonce du départ de Régis Durand en septembre prochain, le Jeu de Paume accueillera un nouveau directeur dès les prochaines semaines. Comme il est d’usage, ce changement de direction s’accompagne de rumeurs sur le nom du successeur, mais pour la communauté des chercheurs et plus largement de tous les professionnels de la culture et de l’art attachée à la valorisation de l’image photographique, une question plus essentielle se pose.

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dimanche 14 mai 2006

Flickr, mode d'emploi

Le premier livre consacré à l'usage de Flickr est l'œuvre d'un jeune australien, Richard Giles. Cet ouvrage pratique est avant tout dédié à la maîtrise des multiples fonctionnalités qu'offre le site de partage d'images, tâche dont il s'acquitte très honorablement. Compte tenu de la méconnaissance du phénomène Flickr à laquelle on se heurte encore trop souvent en France, sa consultation n'en reste pas moins des plus utiles pour une prise de contact générale.

Qu'est-ce que Flickr? Une banque d'images? Un site de stockage de photographies amateurs? Pas le moins du monde. De tels outils sont nombreux sur internet, sans qu'un seul puisse soutenir la comparaison avec celui qui est rapidement devenu l'un des plus grands succès du web interactif et qui compte désormais parmi les sites les plus utilisés au monde. Créé en février 2004, racheté par Yahoo! en mars 2005, Flickr dénombre aujourd'hui plus de 3 millions d'abonnés. Le total des photographies téléchargées, quant à lui, est passé de 100 millions en février 2006 à près de 150 millions aujourd'hui - un taux de progression renversant. Cette réussite exemplaire tient au principe même sur lequel repose cet outil: créer de l'interaction avec les images.

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mardi 9 mai 2006

Visite des étudiants de Ryerson University à la SFP

image Les étudiants canadiens et américains du "Photographic Preservation and Collections Management Program" (Ryerson University/George Eastman House), sous la houlette de Marta Braun, ont inauguré aujourd'hui leur série de visites des collections photographiques parisiennes par celle de la Société française de photographie. Les collections leur ont été présentées par Thierry Gervais.

mercredi 3 mai 2006

En Vitrine: Céline Clanet

La Vitrine accueille Céline Clanet qui présente un dyptique, Les rennes de Jon Eira, extrait de la série Máze, 2005. Dans quelques jours vitevu.fr publiera un entretien avec la photographe en complément de cette présentation à voir jusqu'au 7 juin.
Les tirages des images de Céline Clanet ont été réalisés sur Fuji Chrystal Archive mat par notre partenaire le laboratoire



dimanche 30 avril 2006

Conférence : "La photographie comme contre-modèle dans la pratique artistique de Robert Smithson."

La photographie est omniprésente dans l'oeuvre de Robert Smithson (1938-1973) et y joue un rôle considérable. Pourtant, ce n'est pas par sa virtuosité technique ou esthétique que la photographie attire ici notre attention : Smithson, artiste new-yorkais de la seconde moitié des années 1960, ne s'est en effet jamais revendiqué photographe. C'est au contraire en tant que contre-modèle critique à l'égard du modernisme, participant à l'élaboration d'un nouveau type d'oeuvre d'art qu'elle se trouve convoquée et que nous nous efforcerons de l'étudier. Conférence donnée le mercredi 3 mai 2006 dans le cadre des entretiens publics de la Société française de photographie par Katia Schneller, allocataire-monitrice en histoire de l'art contemporain à l'université Paris 1-Panthéon Sorbonne, qui aura lieu à la Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris à 18h. Entrée libre.

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