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mardi 18 mars 2008

Jean-Luc Moulène: passage au long de l'art

L’objet que livre Jean-Luc Moulène à la suite de l’exposition «Jean-Luc Moulène opus 1995-2007 / documents 1999-2007» au Culturgest de Lisbonne (sept-nov. 2007) est bien autre chose qu’un catalogue. Moulène y parle à l’évidence le langage des signes – par gestes donc, c’est-à-dire des signes corps comme on parle du corps d’une typographie (ce à quoi renvoient d’emblée la première et la quatrième de couverture : des lettres en un certain alphabet assemblées). L’artiste nous prévient : avec ces signes-là, nous sommes des Initiés. La magie du monde moderne nous appartient.

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mercredi 12 mars 2008

Michèle Sylvander : à propos de In God We Trust

A Lisbonne, la galerie Luis Serpa Projectos propose actuellement une exposition de pièces récentes de l’artiste française Michèle Sylvander. Et notamment une seconde version de In God we Trust (2006). Sans être un familier de l’œuvre de Michèle Sylvander, on peut dire que l’on retrouve dans cette installation les ressorts qui animent nombre de ses travaux. Et, parmi ces ressorts celui de l’ambiguïté des genres comme de la condition mystérieusement politique de la femme s’impose. Pour en formaliser la complexité, il a fallu travailler les enjeux mêmes de la représentation afin de dévoiler en elle tout ce qui se joue dans les entrelacs du regard social et de la conscience de soi. J’ai donc proposé à Michèle Sylvander de réaliser cet échange épistolaire pour tenter d’approcher une œuvre encore au travail.

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vendredi 7 mars 2008

Gaëlle Morel, commissaire du Mois de la photo de Montréal 2009

Communiqué: Le Mois de la Photo à Montréal est très heureux d'annoncer la nomination de Gaëlle Morel à titre de commissaire invitée pour sa 11e édition, qui se tiendra en septembre 2009.

Historienne de l'art et commissaire indépendante, Gaëlle Morel est titulaire d'un doctorat en histoire de l'art contemporain de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Secrétaire générale de la Société française de photographie, elle est également membre du comité de rédaction de la revue Études photographiques. Auteure de plusieurs articles et de différents ouvrages, Gaëlle Morel s'intéresse aux pragmatiques de monstration et aux enjeux scénographiques dans le champ de la photographie et de l'art contemporains.

Sous le thème "Les espaces de l'image", la 11e édition du Mois de la Photo à Montréal propose d'explorer la question des dispositifs et de la mise en espace, perçue comme une des clés de lecture essentielles des différents projets photographiques présentés au cours de ces dernières années. La programmation d'expositions, la publication, le colloque et l'ensemble des activités de la biennale s'articuleront autour de cette nouvelle thématique stimulante.

mardi 4 mars 2008

Meilleurs souvenirs de... La photographie timbrée

image On connaît bien ici la fascination qu'exercent sur notre collègue historien et conservateur Clément Chéroux les relations entre la photographie vernaculaire et les avant-gardes. Après deux étapes - à Winterthur et à Essen - son exposition intitulée "La Photographie timbrée", consacrée à la carte postale du début du XX siècle, fait escale à Paris. Inventivité visuelle, le mot n'est pas trop fort pour qualifier la fantaisie de ces montages en tous genres, où le kitsch et l'audace formelle font bon ménage. Constituée en bonne part à partir des collections de Gérad Lévy et de Peter Weiss, l'exposition est aussi l'occasion de publier un luxueux catalogue aux édition Steidl. On connaît l'Hôtel de Sully pour la difficulté que l'on y rencontre habituellement à faire "respirer" un accrochage, cette fois-ci un scénographe a permis de contourner l'ingratitude du lieu en jouant sur une obscurité quasi complète, des vitrines variées et ajustées au format de la carte postale, des projections : le tout réussit à conférer la magie nécessaire à ces petites productions où les Grands et les Petits (de l'histoire de la photographie) s'adressent de constant messages.

dimanche 2 mars 2008

La nuit espagnole dans l’objectif des photographes

L’actuelle exposition du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid ne concerne pas à proprement parler la photographie. Disons plutôt que des photographies y jouent un rôle particulier au sein d’une approche qui interroge certains traits de la culture populaire espagnole dans le contexte d’épanouissement des avant-gardes. Plus de 400 œuvres réunissant 150 artistes s’organisent de façon chronologique pour en proposer la démonstration. La danse s’impose ainsi, avec la tauromachie au second plan, comme le véritable fil conducteur de cette lecture du phénomène des avant gardes sous influence espagnole.

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jeudi 28 février 2008

Ugo Mulas. "La scène de l'art"

Vous êtes cordialement invités à la conférence organisée par la Société française de photographie donnée par Giuliano Sergio qui viendra nous faire un compte rendu de l'exposition rétrospective actuelle du photographe italien Ugo Mulas.


A partir du début des années 1950, le photographe Ugo Mulas (1928-1973) entreprend une documentation sur plusieurs générations d'artistes en Europe et aux Etats-Unis. S'emparant à ses débuts de la forme traditionnelle du reportage, cette "documentation" photographique évalue progressivement vers un dialogue conceptuel avec l'art d'avant-garde (Spazialismo, Nouveaux Réalisme, Pop Art, Arte Povera). Mulas poursuit sa réflexion sur le spécificité du médium photographique et son rapport à l'art avec son projet des Vérifications (1969 – 1972). Annonçant les nouvelles dynamiques entre art et photographie, la rigueur conceptuelle et la radicalité de cette série la font rapidement reconnaître comme une des œuvres les plus significatives de la période.

Pour la première fois trois institutions majeures - le MAXXI de Rome, le PAC de Milan et la GAM de Turin - se sont coordonnées pour réaliser une rétrospective sur cette figure clef de la photographie des années soixante et soixante-dix. Giuliano Sergio, chargé de la supervision scientifique de l'exposition, présentera la figure de Ugo Mulas et les enjeux critiques de la rétrospective actuellement en cours.

Giuliano Sergio, chargé de cours en histoire de la photographie et de l'art vidéo à l'Université Paris 7, rédige une thèse sur les rapports entre artistes et photographes en Italie dans les années soixante et soixante-dix (Paris X / « La Sapienza » de Rome). Commissaire chargé des campagnes photographiques pour la Chambre de Commerce de Rome, il collabore également avec le MAXXI (Musea Nazionale delle arti del XXI secolo de Rome) pour la réalisation du catalogue général des collections.


"Ugo Mulas. La scena dell'arte"

Rome MAXXI du 4 décembre 2007 au 3 mars 2008
Milan PAC du 5 décembre 2007 au 10 février 2008
Turin GAM du 26 juin au 19 octobre 2008

Mercredi 5 mars. Entrée libre et gratuite, à 18h sans réservation. Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris, (auditorium).



Vacances d’hiver de la SFP

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Cette année, la Société française de photographie fermera la première semaine de mars (du 3 au 7 mars inclus) puis une semaine en avril.
Nous espérons que ce calendrier conviendra mieux à nos membres et lecteurs.

Vous pouvez prendre rendez-vous par e-mail : troufleau.sfp@free.fr, ou par téléphone au 01 42 60 05 98.

A très bientôt.

vendredi 22 février 2008

Benjamin Deroche : Tribute to Araki

image Dans le domaine musical, les "tributes" sont une tradition: on rend hommage en même temps que l'on réinterprète un morceau, on s'inscrit ainsi dans le sillage d'une famille que l'on se choisit. Dans le domaine de l'art, les hommages sont plus souvent masqués, le clin d'œil ou la parodie sont d'usage, le jeu de cache-cache avec les références semble établi pour défier la sagacité du critique. Il est assez rare de voir un jeune artiste s'amuser (au sens où le rire est chose sérieuse) sur le mode du "tribute" à détourner les travaux d'une star d'époque. Il faut donc saluer la série des "Tribute to Araki" de Benjamin Deroche, dont on retrouve la série complète sur son site. Il nous explique par ailleurs : "Pour la petite histoire les poses du poulet sont exactement les mêmes que des poses exécutées par les modèles d'Araki lors de séance de bondage. Je me suis appliqué à respecter à peu près la hauteur et l'écartement des cordes à l'échelle de la composition du corps ce qui donne un aspect assez ridicule et amusant à la bête"... Se moquer des maîtres à toujours un aspect revigorant. Cette série sera exposée en août 2008 et en grand format dans la Galerie Rouge à Pont l'Abbé (Finistère).

mardi 19 février 2008

Andréa Keen: Fleuve

image Près de sept ans après avoir commencé un travail de prise de vue sur le parcours de la Seine de Conflans-Saint-Honorine au Havre, Andréa Keen publie un imposant ouvrage, unique dans sa démarche et son traitement. Publié par le Frac Haute-Normandie - qui avait accueilli une très belle exposition en 2004 - et Jean-Michel Place, ce livre présente de manière exemplaire la relation entre une documentation et une proposition poétique. On y découvre aussi bien les métamorphoses dues aux saisons et à la topographie que celles déterminées par l'usage industriel que l'homme fait du fleuve. Un travail au long cours que j'avais eu le plaisir de signaler en 2002 dans La Photographie contemporaine (Flammarion) et qui désormais a trouvé la forme définitive de son expression. On retrouvera la trace de nos premiers échanges dans le Bulletin avant que l'artiste n'entreprenne ce grand œuvre.

mardi 5 février 2008

Cécile Hesse Gaël Romier : Pour le meilleur et pour le pire

Cela faisait quelque temps que nous n’avions pas eu de nouvelle de Cécile Hesse et Gaëlle Romier. Rencontrés lors d’un entretien du Bulletin de la SFP, puis à l’occasion d’un entretien public à la Maison européenne de la photographie (7 avril 2004) leur présence à la Biennale d’art contemporain de Lyon (Bienvenu chez vous, 2003) et leur passage à la galerie Zürcher avaient contribué à la reconnaissance d’une œuvre originale. Il y a quelque trois ans, ils décidaient de se marier, les voilà donc de retour avec une exposition au titre évocateur «Pour le meilleur et pour le pire» jusqu’au 8 mars au VOG , espace municipal d’art contemporain de Fontaine (38600). Et force est de constater qu’on y découvre (et redécouvre) une des œuvres les plus étranges de l’époque, combinaison radicale d’un surréalisme psychotique et d’un conceptualisme iconophile. L’ensemble des œuvres exposées se trouve également sur leur vrai-faux site commercial : sur place ou à emporter.

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