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jeudi 24 avril 2008

Paul Pouvreau, invité de La Vitrine



Paul Pouvreau a répondu à l'invitation de la SFP et investit aujourd'hui La Vitrine avec cette image, Sans titre (2008). Né en 1956, Paul Pouvreau expose ses photographies depuis les années 1980. Les éditions Filigranes lui ont consacré un catalogue rétrospectif à l'occasion de son exposition à la galerie Les Filles du Calvaires en 2004. Nous publierons dans quelques jours un entretien autour de ce travail.
À voir, 71 rue de Richelieu, 75002, métro Bourse, 7 jours sur 7, 24h sur 24 jusqu'au 15 juin 2008.

La Vitrine de la SFP est soutenue par le
laboratoire digital Janvier et les Ateliers de l'Image Collée.






Voir/Ne pas voir l’Occupation

La polémique déclenchée par l’exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » consacrée aux photographies d’André Zucca (1897-1973) à la bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP) épingle le trop beau rôle donné à un photographe « collabo » dans le témoignage du Paris occupé. Elle peut s’expliquer de plusieurs manières. Le manque de pédagogie d’abord, avec trop peu de renseignements donnés dans l’exposition lors de son ouverture – désormais on peut y lire un « avertissement » - et qui traduit plus profondément un manque d’élaboration scientifique. Mais aussi le malaise ressenti face à une iconographie en contradiction avec notre culture d’une période difficile de l’histoire. Pourquoi, alors que l’on a pu voir en France des expositions consacrées à la photographie durant la guerre d’Algérie, aux images des Camps ou bien encore des expositions consacrées au rôle de la photographie dans l’histoire (notre titre faisant ici référence à l’exposition Voir/Ne pas voir la guerre), pourquoi un certain « savoir faire » reposant sur un conseil scientifique, un catalogue développé, des médiateurs parfois, pourquoi l’exposition consacrée à l’Occupation a-t-elle choisi de faire l’économie d’un tel outillage ?

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mercredi 23 avril 2008

Léon Gimpel, les audaces d'un photographe : derniers jours


Musée d'Orsay - Galerie de photographie
jusqu'au dimanche 27 avril 2008


Exposition coproduite par le Musée d'Orsay et la Société française de photographie
Avec le soutien de la Fondation Neuflize Vie pour la photographie

Il vous reste encore quelques jours pour aller visiter l’exposition « Léon Gimpel, les audaces d’un photographe » au Musée d’Orsay.

Léon Gimpel (1873-1948) réalise ses premières photographies en 1897. Alors que la plupart des photographies de Lartigue retiennent les plaisirs de la bourgeoisie et que les images d’Atget immortalisent un Paris sur le point de disparaître, Gimpel se concentre sur d’autres aspects de la modernité de son époque. Équipé d’un appareil Gaumont, il laisse libre cours à sa curiosité d’amateur, réalise des reportages photographiques pour le journal L’Illustration et systématise l’enregistrement sériel à des fins de vulgarisation scientifique. À travers ces diverses pratiques photographiques, Gimpel produit des images aux formes nouvelles qui représentent le développement de l’aéronautique, la vie quotidienne de la Belle Époque en couleur ou encore l’évolution d’un Paris nocturne qui s’éclaire désormais au gaz néon. L'exposition présente environ 180 photographies – autochromes et plaques de projection - provenant des collections de la SFP et des collections du musée d'Orsay, grâce à une acquisition récente. Afin d'illustrer son travail pour la presse, ses images sont mises en lien avec des extraits de la revue L'Illustration. Très fragiles et difficiles à éclairer, les autochromes et les plaques de projection sont rarement montrés dans les expositions de photographie. Afin de rendre cette exposition possible, un système particulier d'encadrement et d'éclairage des plaques a été conçu, en lien avec des restaurateurs spécialisés et les conseils de l'Atelier de restauration de photographie de la Ville de Paris. Le montage utilisé permet d'éviter les manipulations directes et répétées des plaques de verre tout en permettant un accrochage dans des caissons lumineux (lumière froide).


Commissaires : Dominique de Font-Réaulx, conservateur au Musée d'Orsay, Thierry Gervais, Société française de photographie.

Scénographe : Giuseppe Caruso

jeudi 17 avril 2008

Horacio Coppola, fotografo porteño

Pour sa réouverture partielle, la FundaciónTelefónica présente l’œuvre photographique, et dans une moindre mesure cinématographique, d’Horacio Coppola. Natif de Buenos Aires, Coppola s’impose comme une figure caractéristique des échanges artistiques et culturels qui firent de cette ville un relais essentiel entre l’Amérique latine et l’Europe. Cette première exposition rétrospective en Espagne accorde toute son importance à la capitale argentine que le photographe sut saisir sous divers angles. Motif central de sa démarche, la metropolis porteña obéit aux mêmes caractéristiques que ces villes européennes qu’on associe à la Nouvelle Vision. 125 épreuves et 4 films permettent de situer la démarche de Coppola dans ce contexte.Des voyages qu’il effectua en Allemagne, en Angleterre, en France ou encore en Hongrie se détachent des séries d’images plus volontiers centrées sur des motifs « anecdotiques ». Semblant retenir l’attention du photographe pour leurs valeurs formelles, on découvre un mannequin dans une vitrine de Berlin, des ombres dessinées au coin d’une rue de Budapest ou encore, parmi les films projetés, Un dique del Sena, datant de 1933-1934, rappelant cette série de Germaine Krull sur les clochards de Paris. Autant de détours et d’échos qui contribueraient à restreindre les images d’Horacio Coppola à celles d’un émule des courants européens.

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mardi 15 avril 2008

Fin de mandat

L'assemblée générale de la Société française de photographie se réunira le 5 mai prochain, où elle procédera comme de coutume au renouvellement de son conseil d'administration. A l'expiration de mon cinquième mandat d'administrateur, j'ai décidé de ne pas en solliciter la reconduction. En quinze ans de participation à la direction de notre chère Société, j'ai pu notamment la doter d'un appareil éditorial moderne, renouveler ses statuts et asseoir sa crédibilité scientifique. J'ai la fierté d'avoir participé à l'animation du principal groupe de recherche en histoire de la photographie, dont L'Art de la photographie a récemment synthétisé les travaux. Je suis également heureux d'avoir contribué à mieux définir l'apport décisif de la SFP à l'histoire du médium, et à éclairer plusieurs chapitres de sa chronique. Ces quinze ans sont passés comme une flèche, et m'ont apporté des moments qui comptent dans une vie.

Mais l'aventure collective n'en a pas moins un coût, et le partage de la responsabilité un poids. Pour rappeler la valeur du bénévolat, il n'est de meilleur moyen que de passer la main. Ce retrait n'est pas un abandon, mais un signe d'ouverture et de renouvellement en direction des plus jeunes. La SFP a plus que jamais besoin de la bonne volonté et de la vigilance de ses membres. Je reste un sociétaire actif au service de cette belle institution, dont l'indépendance est le meilleur atout.

dimanche 13 avril 2008

La maison hantée, Georges Rousse et Valérie Belin à la MEP

La Maison européenne de la photographie (MEP) à Paris présente depuis le 8 avril deux expositions consacrées aux artistes français Georges Rousse et Valérie Belin. C’est l’occasion de regarder, de manière croisée, deux œuvres qui mettent en jeu notre perception de l’espace et de l’Autre. Ces images jouent sur le doute qui nous saisit dès lors que la représentation est aux prises avec l’illusion - alors même que l’image photographique permet de scruter au plus près son sujet. En un mot, deux œuvres qui opèrent sur la fascination objective. L’idée de rapprocher ces deux artistes donne à la programmation de la MEP quelque chose de plus radicale qu’à l’habitude, par la force même des œuvres mais aussi par les correspondances qu’elles suscitent. Ces deux artistes, bien que de générations différentes, incarnent une certaine position de la création française : à la fois spéculative et classique.

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mercredi 9 avril 2008

''Atget. Une Rétrospective''

Quelques semaines avant le colloque "Fotografie zwischen Dokument und Konzept" organisé au Fotomuseum de Winterthur pendant l'exposition "Eugène Atget. Paris um 1900 (Retrospektive)", voici le point de vue de Françoise Reynaud, conservatrice des collections photographiques du musée Carnavalet sur le catalogue publié en France.

Atget, une rétrospective, textes de Sylvie Aubenas, Guillaume Le Gall, Laure Beaumont-Maillet, Clément Chéroux, et Olivier Lugon, Paris, coédition Bibliothèque nationale de France et Hazan, 2007, 288 p., 285 ill, impression en bichromie, bibl., index, 45€ (traduction en allemand, Eugène Atget – Retrospektive, édition Nicolai, Berlin, 2007, couverture différente).

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mardi 1 avril 2008

Les éditions Le Point du Jour invitées par Michel Poivert

Vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre organisée par la Société française de photographie. Michel Poivert réalisera un entretien avec David Barriet et David Benassayag, directeurs de Le Point du Jour Editeur et responsables du nouveau centre de la photographie à Cherbourg.

Les livres du Point du Jour Éditeur accueillent des séries photographiques contemporaines accompagnées le plus souvent de brefs textes littéraires ou de réflexion. Ni thématiques ni monographiques, ils présentent le travail spécifique d’un artiste en séquences dont le rythme suggère les significations. Sensible à une photographie documentaire inscrite dans l’art actuel, Le Point du Jour Éditeur voudrait proposer des ouvrages où l’expérience du réel s’élabore en pensée.

Dernières parutions: SCATTERED CITY, Gabriele Basilico ; Entretien avec Yona Friedman ; Stefano Boeri et Hans Ulrich Obrist ; STUDIO SHAKHARI BAZAR, Gilles Saussier.

Mercredi 2 avril. Entrée libre et gratuite, à 18h sans réservation. Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris, (auditorium).

vendredi 28 mars 2008

Patrimoine photographique et recherche en France: nouvelle alliance?

C’est peu de dire que l’on manque aujourd’hui d’une politique en matière de photographie. Dans ce contexte de désengagement de l’État, aucun effet d’annonce ne suscitera désormais plus l’intérêt de la communauté culturelle. C’est ce que semble avoir compris l’actuel ministère de la culture en travaillant discrètement à la métamorphose de la médiathèque du patrimoine. Contre toute attente, c’est peut -être dans ce contexte si défavorable que le projet le plus ambitieux est aujourd’hui discuté. Il importait d’en rendre compte ici, sans contrevenir à la confidentialité des travaux du Conseil d’orientation scientifique et culturel réuni depuis le 1er février et présidé par Jean Mesqui.

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samedi 22 mars 2008

Carole Fékété : La Table mise

Il vous reste quelques jours pour observer Les Singes dans La Vitrine de la Société française de photographie (71 rue de Richelieu, Paris), mais vous pouvez prolonger la découverte de l’œuvre de Carole Fékété avec La Table, monumentale image (210 X 176 cm) datée de 2001-2003, tout récemment accrochée à l’Institut national d’histoire de l’art (2 rue Vivienne, 1er étage). Ce dépôt d’une œuvre contemporaine inaugure, espérons-le, une réelle politique de collection qui donnera à l’Inha le charme du Courtauld Institute of Art de Londres.

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