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mercredi 4 juillet 2007

Une première victoire pour les donations photographiques

image Seize collections étaient gérées par Patrimoine photographique: Daniel Boudinet, Marcel Bovis, Denise Colomb, Roger Corbeau, Amélie Galup, Michael Kenna, André Kertész, François Kollar, Thérèse Le Prat, Sam Lévin, Roger Parry, René-Jacques, Bruno Réquillart, Willy Ronis, Raymond Voinquel et le Studio Harcourt, quatorze d’entre elles étant des donations ou des legs.

Le 1er mai 2004, la Galerie nationale du Jeu de Paume, le Centre national de la Photographie et Patrimoine photographique ont fusionné dans l'Association de préfiguration de l'Etablissement public Jeu de Paume présidée par Alain-Dominique Perrin, et dirigée par Marta Gili depuis septembre 2006. Le projet devait aboutir à un EPIC (Etablissement public industriel et commercial). Annoncé pour le 1er janvier 2005, deux ans et demi plus tard ce statut est, selon le Ministère "toujours à l'étude"...

Très vite les donateurs et ayants droit ont exprimé leurs vives inquiétudes quant au respect des engagements de l’Etat actés dans les donations : conservation, mise en valeur culturelle et diffusion commerciale. N’ayant reçu aucune proposition du ministère, ils se regroupent et fondent en octobre 2004 l'Association de défense des donateurs et ayants droit de l’ex Patrimoine photographique (Adidaepp).

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mardi 27 mars 2007

Photographie: la fin de l’immobilisme ?

image Mais où est donc passé le Conseil supérieur de la photographie? On est en droit de se poser cette question plus d’un an après la création de cette "instance de réflexion" émanant du ministère de la culture et de la communication (arrêté du 30 janvier 2006). Si lors de la réunion du 13 février 2006, le ministre promettait de mettre en relation les différents univers de la photographie (culturels, professionnels, artistiques, recher- ches, marché, etc.), il semble n’avoir pas vu apparaître de grands débats depuis cette date. Finalement, mis à part quelques crispations institutionnelles (la question des ayant-droit des donateurs à Patrimoine photographique dont les images ont été transférées à la compétence de la direction du Patrimoine, la succession à la tête du Jeu de Paume – bien longue car Marta Gili a attendu de longs mois sa nomination), tout semble bien se passer dans le monde des images fixes… Et si l’on profitait de ce temps de calme pour faire quelques propositions à quelques semaines des élections?

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vendredi 8 décembre 2006

Attribution de la bourse Neuflize

Pour sa première édition, le jury de la bourse Neuflize organisée en partenariat avec l'Institut national d'histoire de l'art s'est réuni mardi 5 décembre. Visant à encourager la recherche sur la photographie, cette bourse est décernée tous les ans à un doctorant inscrit dans une institution universitaire française. Composé cette année d'Elizabeth Nora et Michel Poivert (pour la Fondation Neuflize), Jean-Marc Poinsot (INHA), Régis Durand (ancien directeur du Jeu de Paume) et Clément Chéroux (université de Lausanne), le jury a examiné une quinzaine de dossiers provenant de quatre universités, de l'École des hautes études en sciences sociales ainsi que du Conservatoire national des arts et métiers. Reflet passionnant des travaux en cours, orientés vers l'histoire de l'art aussi bien que l'histoire des techniques, des collections ou de la culture, ces dossiers démontrent l'ouverture du champ des études photographiques en France. Après examen et vote, le jury a décerné la bourse Neuflize d'un montant de 15.000 euros à Sophie Triquet, étudiante à l'université Paris 1.

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samedi 2 décembre 2006

Photos de famille aux 20 ans d’Orsay

image La soirée d’anniversaire des 20 ans du musée d’Orsay restera comme l’une des plus select du milieu de la conservation: quelques trois cents invités triés sur le volet s’égayaient hier dans le hall et les salles du musée. Ministres, ambassadeurs, directeurs et donateurs se sont retrouvés autour du discours du ministre de la culture dont on relèvera trois traits, symptomatiques de l’époque: le succès auprès du grand public (55 milions de visiteurs en 20 ans), l’autonomie de gestion d’un établissement public et enfin la politique de mécénat. La Société française de photographie était donc particulièrement honorée d’être invitée par Serge Lemoine, directeur du musée - représentant ainsi une certaine idée du patrimoine et de la recherche photographique, entre privé et public, université et musée. L’agence Vu’ était également de la fête, mêlant ses vingt bougies à celles du musée. Pour l’occasion, la banque Neuflize-Obc (notre partenaire pour Études photographiques) a offert un luxueux ouvrage présentant quatre reportages sur le musée, notamment celui de Gabriele Basilico exposé dans les salles. Dans ces mêmes salles, on pouvait découvrir, presque en solitaire, la belle exposition des photographies de famille de Maurice Denis. Récente donation de la petite-fille du peintre (dont l’œuvre picturale est également exposée), ces instantanés 1900, plein de maladresses techniques, sont d’une saveur particulière. Gros plans, mouvements, surexpositions…, bref de la négligence technique érigée au rang des beaux-arts - on avouera préférer cela aux toiles saint-sulpiciennes de Maurice Denis… Comme ses écrits théoriques valent parfois mieux que ces compositions trop chastes. Un clin d’œil enfin dans une petite salle, non loin de l’"Origine du monde": la correspondance établie entre une œuvre de Jeff Wall et un Cézanne. Décidément, le musée d’Orsay semble avoir entrepris l’immense chantier de la comparaison: un moyen pour faire le bilan du XXe siècle?

Illustration: Boîtier de chocolat Richart offert aux invités des 20 ans du musée d’Orsay.

dimanche 13 août 2006

Rencontres d'Arles: les coulisses

Notre confrère Photographie.com publie une longue interview de François Hébel, qui revient sur l'édition 2006 des Rencontres d'Arles. On y reparle bien sûr des lectures payantes, mais surtout, Hébel trahit quelques secrets de la préparation du programme et lève le voile sur les coulisses. Non sans amertume, il révèle les conditions inacceptables de fonctionnement de l'institution. Des expédients budgétaires, une économie de survie, des lieux perpétuellement sous-équipés: telle est la réalité d'un festival censé être l'une des principales vitrines du champ photographique. Au banc des accusés: le ministère de la culture, qui semble en ce domaine dépourvu de la moindre lumière pouvant donner lieu à une orientation, des choix, bref, une politique.

Référence: "Rencontres de la Photographie Arles 2006. Bilan et perspectives", interview de F. Hébel (propos recueillis par Didier de Faÿs), Photographie.com, 10/08/2006.

Illustration: François Hébel au théâtre antique, Rencontres d'Arles, 4 juillet 2006 (photo Didier de Faÿs).

dimanche 2 juillet 2006

La loi DADVSI tue le site Internet d'Etudes photographiques

La loi dite DADVSI, sur les Droits d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information est, sous bien des aspects, une loi liberticide. Le vote définitif, qui vient d'avoir lieu à l'Assemblée Nationale, a produit son premier résultat : la fin du site de la revue Etudes photographiques, qui a préféré se saborder pour protester contre l'impossibilité de pouvoir publier l'objet même de son étude.

Par Didier Rykner, La Tribune de l'Art, 01/07/2006.
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vendredi 30 juin 2006

La recherche et ses mécènes

On l’a appris ces jours-ci: la maison de champagne Roederer a attribué deux bourses de recherche à des travaux menés à partir des collections et projets de la Bibliothèque nationale de France en matière de photographie. Les lauréats, dont nous nous félicitons qu’ils comptent parmi les plus proches collaborateurs de la Société française de photographie: Paul-Louis Roubert et Thierry Gervais, inaugurent ainsi une politique en plein développement en France, celle d’un encouragement des mécènes sur une voie moins uniquement tournée vers la publicité mais vers une communication dont la base repose sur des valeurs essentielles, celles de la connaissance et du patrimoine. Sans angélisme, il faut toutefois noter l’évolution de telles politiques: jugées parfois trop coûteuses, celles qui consistent à organiser de grands événements cèdent parfois le pas à des aventures plus discrètes mais, disons-le, qui conviennent bien plus à une recherche en bonne part délaissée par l’institution publique. On annoncera ici, en avant-première, la création d’une autre bourse de recherche qui sera mise en place à l’automne, fruit d’un partenariat entre la Fondation Neuflize Vie pour la photographie contemporaine et l’Institut national d’histoire de l’art.

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samedi 3 juin 2006

Le réveil des académies

Il faut saluer en ce printemps 2006, l’accélération qui touche le monde universitaire depuis bientôt un an en matière de développement de l’histoire de la photographie. L’an passé, l’université Paris IV Sorbonne recrutait un maître de conférences (Guillaume Le Gall), cette année, j’ai eu l’honneur d’accéder à un poste de professeur (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et tout récemment l’université de Lausanne vient de recruter un maître-assistant (Clément Chéroux). Nous sommes en présence d’un phénomène qui dépasse le symptôme, car l’on peut dire qu’enfin, l’histoire de l’art (discipline d’accueil de tous ces postes) a officiellement - et après des années de contrats et de charges de cours qui ne parvenaient pas à stabiliser la discipline - entériné la photographie comme un des secteurs de recherche essentiel, au même titre que l’architecture. Certains regretteront peut-être d’y voir la naissance d’un académisme, pour un médium qui avait longtemps échappé à la pensée universitaire et s’était vu célébré par les musées; ils remarqueront aussi que l’académie des Beaux-arts a ouvert cette année deux postes à la photographie (ce bastion d’Ancien régime!) pourvu il y a peu par les célèbres Lucien Clergue et Yann Arthus-Bertrand… Mais ne confondons pas tout: en consacrant la photographie sur le terrain académique, c’est aussi pour l’histoire de l’art une manière de rebattre les cartes de ses questionnements et d’observer de nouveaux objets, d’ouvrir ou de rouvrir la question de l’art aux enjeux sociaux et culturels. Non que cette ouverture ait manqué – l’Institut national d’histoire de l’art (qui, lui aussi s’intéresse vivement à une perspective photographique) s’est impliqué dans l’histoire du goût et de la collection –, mais la photographie a le mérite de mettre des notions esthétiques, économiques et politiques nouvelles sur le devant de la scène. Que toutes ces perspectives se prolongent donc et continuent d’affirmer le primat d’une véritable école française dans le domaine.

mercredi 31 mai 2006

L'académie des Beaux-Arts remonte le temps

Mercredi 31 mai 2006, la photographie fait son entrée officielle à l'académie des Beaux-Arts, annonce le site de l'honorable maison. Les deux photographes élus sont Lucien Clergue et Yann Arthus-Bertrand. Compte tenu de la liste des membres, on ne peut pas vraiment parler d'une erreur de casting. Juste d'une mise à l'heure - avec 167 ans de retard.

lundi 22 mai 2006

L’avenir au Jeu de Paume

image Après l’annonce du départ de Régis Durand en septembre prochain, le Jeu de Paume accueillera un nouveau directeur dès les prochaines semaines. Comme il est d’usage, ce changement de direction s’accompagne de rumeurs sur le nom du successeur, mais pour la communauté des chercheurs et plus largement de tous les professionnels de la culture et de l’art attachée à la valorisation de l’image photographique, une question plus essentielle se pose.

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