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mardi 11 décembre 2007

Parution du n° 21 d'Etudes photographiques

image Numéro spécial: "Paris-New York", actes de la journée d'études "Photographie et institution(s). Echanges transatlantiques entre Paris et New York", organisée le 23 mars 2007 à Institut Charles V par François Brunet (université Paris 7), Nathalie Boulouch (université Rennes 2) et Gaëlle Morel (université Rennes 2).

La loi du marché

  • Gaëlle Morel, "Un marchand sans marché. Julien Levy et la photographie".

Le galeriste américain Julien Levy (1906-1981) est généralement connu du monde de l’art pour son rôle dans la promotion du surréalisme aux États-Unis. Le marchand joue également un rôle fondamental dans les prémices de la reconnaissance de la photographie dans les années 1920 et 1930. En associant ses activités à celles des institutions artistiques de l'époque, comme le MoMA, il tente de créer un marché encore inexistant dans un pays dévasté par les conséquences de la crise de 1929. Malgré ses démarches, Levy est rapidement contraint de se détourner de la photographie. La volonté de construire un système d’échanges entre le marché et l’institution se révèle insuffisante pour assurer la pérennité de son entreprise.

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lundi 10 décembre 2007

Pierre Faure: Japan, livre nocturne

On doit à l’éditeur allemand Daab l’initiative de publier Japan du photographe français Pierre Faure avec une courte introduction de Franz van der Grinten. L’ouvrage est un des plus impressionnants de l’année, avec un format majeur (26 x 36,5cm) et un nombre d’images en proportion (125). La chose n’est toutefois pas étonnante puisque Pierre Faure – trop peu montré en France il est vrai (nous l’avions présenté dans "La Région humaine" au MAC de Lyon fin 2006 avec une sélection du corpus édité aujourd’hui) – est représenté par la galerie de Cologne Kudlek van der Grinten. Les visiteurs de la dernière édition de Paris Photo ont pu découvrir quelques tirages de Japan sur le stand de la galerie allemande. Aujourd’hui mieux connu outre-Rhin qu’en France, Pierre Faure affirme donc un travail qu’il est urgent de diffuser ici. Mission que remplit aujourd’hui le livre Japan.

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vendredi 30 novembre 2007

Quatre jours à Beyrouth

image En septembre 2006, au sortir de la guerre, Pascal Colrat part photographier le Liban. De ce court voyage, il rapporte plus de 2000 photographies, dont il publie une sélection dans Quatre jours à Beyrouth, cent vingt-cinq images imprimées pour la majeure partie en pleine page. La quasi-absence de légende – une douzaine – et les deux courts textes liminaires appuient la volonté de faire un livre de photographies et non un ouvrage politique. Les textes restent silencieux sur le conflit. L’introduction de Michèle Champenois – rédactrice en chef du Monde 2 – inscrit ce travail dans la démarche artistique de Colrat, quand la préface de Valérie Baran, directrice du théâtre Le Tarmac de la Villette, offre un récit des circonstances du voyage et des prises de vues. Ce compte-rendu révèle les limites d’un travail d’artiste quelques semaines après la mise en place d’un couvre-feu – la difficulté de prendre des photographies autant que l’attente de certains – comme le Hezbollah – à retranscrire des images stéréotypées ou partisanes.

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dimanche 18 novembre 2007

Une étrange collection de photographies

Dans le cadre des 30 ans du Centre Georges Pompidou, le Musée national d’art moderne publie, section par section, des ouvrages présentant les acquisitions de cette institution. Dans le domaine photographique, Quentin Bajac et Clément Chéroux - conservateurs en charge de la collection (plus de 70.000 images) - ont décidé de se distinguer en se détournant de l’habituel inventaire illustré. Ils ont probablement tenu compte de l’usage qu’il est désormais possible de faire des bases de données pour ne pas souhaiter se limiter à une version papier des ressources informatisées.

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lundi 5 novembre 2007

Les Passagers, livre du désir contemporain

image Le livre Les Passagers de Christophe Bourguedieu est l’œuvre accomplie qui était attendue. Après avoir composé une salle de "La région humaine" (musée d’art contemporain de Lyon septembre-décembre 2006), exposé le chien-bûche dans La Vitrine de la SFP et s’être entretenu du projet, l’artiste publie un ouvrage au format imposant (27,6 x 40,5 cm) aux éditions du Point du Jour.

Les Passagers est un livre de photographies sur la proximité, sur la relation, sur la communauté pensée en images et en expérience à l’heure où ces choses sont devenues illusoires. Évitons d’emblée tout malentendu: ces corps amis accueillis dans des postures indécises qui traduisent la simple possibilité d’une rencontre ou d’un renoncement, ne sont porteurs d’aucun désir exagéré de paix et de conciliation. Bourguedieu n’est pas un artiste irénique. Nous sommes dans un lieu où agissent de singuliers motifs: des modillons traités à la manière de cornes d’abondance ou bien encore des portes dont les poignées sont trop hautes, si bien que les personnages semblent vivre dans une maison où ils seraient traités comme d’éternels enfants. Un divan magnifiquement kitsch mais nullement décoratif scande l’espace et revient sous différents angles. Il est suffisamment important pour être présenté au début du livre comme un personnage à part entière. On dirait un animal à cornes, on sent son souffle. Les personnages passent au long de lui, une femme mystérieuse prend le risque de s’y abandonner. Les hommes sont bourrus ou maladroitement élégants, l’un d’entre-eux, aux cheveux longs et raides, médite. La cannette de bière traduit le paradoxe de la pensée et du trivial réunis. C’est Diogène, au repos. Que l’on retrouve incarné dans d’autres corps et attitudes, comme un éclat de rire, un face-à-face provoquant, un détournement insolent, un visage hébété. Dire que Les Passagers baignent dans une atmosphère particulière est peu dire. La demeure évoque un minimalisme quaker balayé par une lumière de jade qui vous transporte hors du temps. Les abords sont arrangés mais sans trop de façons, plantés et fleuris, parfois luxuriants, les chemins sont des invitations à prendre l’air. La maison elle-même respire, Bourguedieu s’attarde sur une cavité de ventilation, une ampoule de plafonnier au carrefour de hordes d’insectes. La largeur du traitement des pages du livre permet au regard de dériver, ce sont des images en panneaux que l’on fait glisser. Celle qui est consacrée à un simple rideau aux teintes d’émeraude est doublement symbolique: elle sépare, elle dissimule mais, optiquement, elle ondule sur un plan. C’est une vague verticale. La communauté des Passagers prolonge ainsi son adolescence comme un âge d’or. Elle se défait devant nous, mais avec précaution, de ses inhibitions.

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mercredi 12 septembre 2007

Un nouveau récit de la photographie

Treize ans après la dernière histoire générale de la photographie publiée en France, les éditions Citadelles & Mazenod annoncent la parution d'une nouvelle somme, qui fait entrer le médium dans la célèbre collection "L’Art et les grandes civilisations". Grâce à la collaboration des meilleurs représentants de la jeune génération d'historiens de l'art et de la culture, cet ouvrage se donne pour objectif de restituer les plus récentes orientations de la recherche dans une synthèse accessible à tous, accompagnée pour la première fois d'une illustration entièrement en quadrichromie.

L'originalité de ce volume est triple. Plutôt que de prétendre à une histoire exhaustive de toutes les manifestations de la pratique photographique, il recadre la préoccupation historique autour du dialogue entretenu depuis ses origines par l'enregistrement mécanique avec les domaines de l'art et de la culture. Ce faisant, il présente la première histoire critique de la tradition photographique, dont il révèle les articulations et les contradictions. Mais sa principale caractéristique est la proposition d'un nouveau récit, construit, charpenté, lisible. Une histoire à lire, une histoire qui explique et éclaire une trame dense de près de deux siècles, d'une rare complexité : voici ce qu'offre un ensemble cohérent de textes, voués à dégager l'économie des mécanismes généraux, dont plusieurs sont décrits pour la première fois. La synthèse que nous proposons est, comme de coutume, un état provisoire d'un savoir en marche. Elle se veut conforme à la mission de l'histoire, qui est d'apporter du sens, non d'augmenter la confusion.

Images inédites ou icônes fameuses, documents étonnants ou œuvres d’art célèbres, l'ouvrage présente en dix chapitres et près de 600 illustrations un parcours à la fois savant et séduisant. Un nouveau récit des origines dévoile le rôle du monde de l'art dans la première réception du médium, mais aussi la vitalité apportée par le commerce ou l'importance du dialogue franco-américain. Plutôt qu'une histoire articulée par le tête-à-tête du photographe et sa machine, le volume souligne en permanence l'apport essentiel des institutions: sociétés, publications, expositions ou musées. Pour les amateurs victoriens comme pour les directeurs de journaux, pour les scientifiques comme pour les artistes, l'image construite s'avère un ressort majeur du dynamisme du médium, non moins puissant que sa fonction classique de traduction fidèle du visible. Parmi les apports inédits de l'ouvrage, signalons encore une nouvelle synthèse du rôle de la photographie dans les sciences, la première histoire graphique de la presse illustrée, ou une analyse contextualisée du rôle du MoMA. Au total, l'image qui se dégage est bien une image nouvelle: non plus celle d'une photographie servante des arts et des sciences, mais celle d'un médium acteur de l'art, de la culture et du savoir, opérateur de quelques-unes des évolutions décisives du monde moderne. Rendez-vous en octobre pour découvrir ce volume.

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lundi 25 juin 2007

Dix ans, déjà...

Il y avait un air d’été, bien que nous ne soyons que le 18 juin, pour accueillir quelque quatre-vingt fidèles lecteurs et contributeurs de la revue Etudes photographiques à l’Institut national d’histoire de l’art, sous la rotonde Colbert qui, il n’y a pas si longtemps, était le siège de la Société française de photographie.

Réunis pour fêter les dix ans d’Etudes photographiques (et son 20e numéro), nous avons tous été heureux d’entendre André Gunthert rappeler les péripéties des débuts d’une publication qui forme aujourd’hui l’emblème de l’activité scientifique de la SFP. Grâce à l’accueil de l’INHA et de notre mécène Neuflize Vie, le cocktail était d’une haute tenue et, pour qui appartient à la SFP depuis près de 15 ans, contrastait avec les "pots" amicaux de nos débuts. Quoi qu’il en soit, l’occasion de se retrouver, de saluer des "compagnons de route" et de fêter par la même occasion la nomination de Paul-Louis Roubert à l’université Paris 8 a formé un des bons moments de cette année. Le plaisir fut toutefois de courte durée puisque dès le lendemain, les membres du comité de rédaction recevaient sur leur messagerie les textes à examiner pour le prochain comité de rédaction: Thierry Gervais veille au bonheur de son lectorat!

samedi 26 mai 2007

Le n° 20 d'Etudes photographiques à paraître en juin

Sous le titre "La trame des images. Histoires de l'illustration photographique", le numéro 20 d'Etudes photographiques, à paraître en juin, propose de revisiter de fond en comble l'histoire de l'illustration photographique dans son rapport à la presse et à l'édition. Grâce à la réunion des meilleurs spécialistes d’un des domaines les plus vivants de la recherche, ce volume esquisse une nouvelle chronologie, distingue de nouveaux points de repères, produit un nouveau récit. Un numéro exceptionnel de 208 pages tout en couleurs.

A l'occasion de cette publication, la revue Etudes photographiques fêtera ses dix ans d'existence. Fondée en 1996, elle devient la revue spécialisée française ayant connu la plus longue durée de vie. Un cocktail sera organisé le 18 juin à l'Institut national d'histoire de l'art, salle Aby Warburg, auquel sont invités tous les membres de la SFP et les abonnés de la revue.

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mercredi 23 mai 2007

Mathieu Pernot, la ruine des citées idéales

http://www.flickr.com/photos/vitevu/510603198/ Nos premières rencontres avec Mathieu Pernot remontent à un entretien publié dans le Bulletin (n° 19, novembre 2004), suivi d’une rencontre publique à la Maison européenne de la photographie, alors que la Société venait de publier avec les éditions 779 une monographie de l’artiste (Mathieu Pernot, L’État des lieux, SFP/779, 2004). Mathieu Pernot a récemment fait don de plusieurs tirages à la collection de la SFP, tirages provenant de son tout dernier travail actuellement exposé au musée Niépce de Châlon sur Saône. Mais l’essentiel est peut-être dans le livre intitulé Le Grand Ensemble, publié au Point du Jour, ouvrage où l’expérience artistique parvient à mettre en lumière le sentiment sourd de notre relation à l’histoire de l’habitat social.

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mercredi 2 mai 2007

Présentation du numéro spécial "Arrêt sur images" d'Ethnologie française à l'INHA

La direction de la revue scientifique Ethnologie française et la Société Française de Photographie, en partenariat avec le Lhivic (EHESS), ont le plaisir de vous inviter à une séance de présentation du numéro spécial intitulé "Arrêts sur images. Photographie et anthropologie" (2007/1, Presses universitaires de France), dirigé par Sylvaine Conord (Université de Paris 10, Nanterre), le jeudi 3 mai de 17h à 20h, en salle Walter Benjamin, INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris.

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