samedi 7 mai 2011
RAPHAEL DALLAPORTA invité par Garance Chabert
Par Julie Jones, samedi 7 mai 2011 à 16:20 :: Expositions

Raphaël Dallaporta, Ruine (Saison1), Kafir Qala, province de Balkh, Afghanistan.TDR
Dans le cadre du cycle de conférences SFP / Université Paris I Panthéon-Sorbonne (HiCSA)
le mercredi 11 mai, 18h (entrée libre, sans réservation)
à Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris (Salle Vasari)
Animé d’une conviction documentaire, Raphaël Dallaporta développe depuis 2004 un travail photographique par séries centrées sur un motif, et sur des sujets comme le déminage, l’esclavage domestique, ou plus récemment les autopsies. En regard de ces séries, l’entretien portera sur les enjeux de son nouveau projet, Ruine, réalisé en Afghanistan en collaboration avec la mission archeologique du Nord de l'Afghanistan , et dont les premières photographies seront exposées aux Rencontres Internationales d’Arles l’été prochain.




Des rues et des visages, des alentours de ville que la civilisation de l’automobile a déclassés, des regroupements d’amis ou de familles, des lieux de promenade : ici, en France ou ailleurs, très loin en Chine ou plus proche de nous en Israël, Marie-Noëlle Boutin parvient à élaborer une représentation réaliste sans recourir aux signes agressifs d’un monde contemporain que l’on caricature à l’envi. Ce travail est une levée des formes et des signes par le moyen d’une défamiliarisation : construire une observation du monde qui dévoile ce que la proximité et l’habitude recouvrent. Des situations privées d’anecdotes mais sculptées dans des lumières qui en célèbrent la vitalité, la consécration minutieuse d’espaces refoulés par l’imagerie de la communication, l’attention portée à la quiétude des êtres : Marie-Noëlle Boutin décrit un fragile état de paix.
L’exposition de 

L’exposition d’Eric Poitevin à la
Anonymes : les sujets des œuvres actuellement exposées au BAL le sont. Les noms des preneurs de vue opérant derrière l’objectif d’impartialité ne se prêtent pourtant pas à cette étiquette : Jeff Wall, Lewis Baltz, Walker Evans, Anthony Hernandez, etc… sont loin de passer incognitos. Rassemblées, leurs images sans frontières interrogent : Elles oscillent entre documentaire, art, tableaux de vie, œuvres du quotidien. En misant sur l’image latente transmuée en image de l’attente et sur l’image animée comme expression de l’immobilité, cette exposition inaugurale étonne.
Du 19 octobre 2010 au 16 janvier 2011 se déroulera à la Bibliothèque nationale de France (Galerie Mansart - site Richelieu) l'exposition "Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860". Réunissant près de 180 pièces de plus de 60 auteurs différents, cette exposition retrace la courte mais florissante carrière de la technique du négatif papier en France. Fruit de plus de deux années de travail et d'une collaboration inédite entre la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie, dont près de quarante pièces de la collection figurent dans l'exposition, l'accrochage rend hommage aux acteurs des premiers développements techniques de la photographie reproductible. Le visiteur pourra ainsi découvrir à travers les sept sections de l'exposition les différents usages de la photographie qui, de l'expérimentation à la création, furent permis par le calotype. Plus de trente ans après "À l'origine de la photographie, le calotype au passé et au présent", exposition présentée alors par Bernard Marbot, c'est le retour de l'invention de Talbot rue de Richelieu, accompagnée pour l'occasion d'un catalogue, coédition BnF / Gallimard, reproduisant 250 images et pourvu d'un dictionnaire biographique de plus de 350 photographes ayant pratiqué le calotype en France.
Jeunes lauréats du prix HSBC, Lucie et Simon s’exposent à la galerie Baudoin Lebon jusqu’au 24 juillet. Basculant le point de vue à la verticale, ils renouent avec les fondements de la photographie (depuis les « Points de vues » de Niépce pris de sa fenêtre mais plus encore avec les cadrages vertigineux sur lesquels s’est fondée l’esthétique moderne de la nouvelle objectivité ou, bien plus tard, avec les perspectives atmosphériques sur les œuvres du Land Art). Rien à voir pourtant avec une vue aérienne. Ici, la distance avec la scène est minimale. C’est un lien de proximité qui semble relier le spectateur aux êtres comme suspendus à la décision de son regard, devenus les marionnettes de ses propres fictions.