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samedi 7 mai 2011

RAPHAEL DALLAPORTA invité par Garance Chabert


























Raphaël Dallaporta, Ruine (Saison1), Kafir Qala, province de Balkh, Afghanistan.TDR


Dans le cadre du cycle de conférences SFP / Université Paris I Panthéon-Sorbonne (HiCSA)

le mercredi 11 mai, 18h (entrée libre, sans réservation)

à Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris (Salle Vasari)

Animé d’une conviction documentaire, Raphaël Dallaporta développe depuis 2004 un travail photographique par séries centrées sur un motif, et sur des sujets comme le déminage, l’esclavage domestique, ou plus récemment les autopsies. En regard de ces séries, l’entretien portera sur les enjeux de son nouveau projet, Ruine, réalisé en Afghanistan en collaboration avec la mission archeologique du Nord de l'Afghanistan , et dont les premières photographies seront exposées aux Rencontres Internationales d’Arles l’été prochain.

lundi 11 avril 2011

Wizard en vitrine

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Pour sa nouvelle exposition La Vitrine de la SFP, en partenariat avec le Laboratoire Digital Janvier et l’atelier l’Image Collée, présente une photographie de Remy Amezcua intitulée Wizard (2001). Originaire de la ville de Mexico, Remy Amezcua est aujourd’hui basé à New York. Après avoir obtenu un Bachelor of Fine Arts à la New York University, il s’oriente vers la photographie commerciale tout en poursuivant des recherches artistiques multidisciplinaires. Son travail – constitué de photographies, poèmes, dessins et peintures – est habituellement exposé sous la forme d’une installation in progress, intitulée « A Group Show Of Selves ». Plusieurs versions de cette installation ont été exposées aux Etats-Unis (New York) et en Chine (Beijing). Il est représenté par la 1500 Gallery (New York).

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« Wizard » fait partie d’une série intitulée Evidence Collages, où l'on observe des objets-déchets mis, comme en vrac, dans un « ziplock » en plastique, de petit format (26x26cm). Devenus pièces à conviction, ils rappellent la peur sceptique de l’individu contemporain mais également sa relation aux objets de consommation, témoins voire signifiants mêmes de son existence. L’intérêt porté aux objets semble aussi inopérant que leur emplacement dans la composition : un faux hasard né d’un jeu rationnel d’organisation plastique et d’une intuition émotionnelle libre. Symboles de rêves, d’efforts, d’aspirations, de conquêtes, ces résidus de voyage voient leur valeur originelle réactivée et détournée par le mécanisme de prise de vue et le processus d’agrandissement de l’image. L’épave personnelle devient alors une fantastique « star » imagée et publique, visible aux yeux de tous.

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©Remy Amezcua, Wizard, In Italy, Electronic, 2001

A voir, au 71 rue de Richelieu, 75002, métro Bourse, 7 jours sur 7, 24h sur 24.







samedi 26 mars 2011

Marie-Noëlle Boutin : Man's land

Des rues et des visages, des alentours de ville que la civilisation de l’automobile a déclassés, des regroupements d’amis ou de familles, des lieux de promenade : ici, en France ou ailleurs, très loin en Chine ou plus proche de nous en Israël, Marie-Noëlle Boutin parvient à élaborer une représentation réaliste sans recourir aux signes agressifs d’un monde contemporain que l’on caricature à l’envi. Ce travail est une levée des formes et des signes par le moyen d’une défamiliarisation : construire une observation du monde qui dévoile ce que la proximité et l’habitude recouvrent. Des situations privées d’anecdotes mais sculptées dans des lumières qui en célèbrent la vitalité, la consécration minutieuse d’espaces refoulés par l’imagerie de la communication, l’attention portée à la quiétude des êtres : Marie-Noëlle Boutin décrit un fragile état de paix.

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lundi 14 février 2011

Les invitations au voyage d’Anna Malagrida

















Forte d’une double culture (née à Barcelone, elle vit depuis 2004 à Paris), Anna Malagrida a mis à profit ses études à l’école d’Arles pour construire une approche à la fois spéculaire et spéculative, depuis une dizaine d’années. Deux expositions monographiques présentées simultanément au CPIF (Pontault-Combault) et à la galerie RX (Paris 8ème) apportent du relief à des surfaces qu’on pensait planes et transparentes, nous laissant entrevoir certains paysages urbains désaffectés. Ainsi présente-t-elle une collection d’« œuvres aimants » attirant chaque fois des pôles opposés : qu’il s’agisse d’immortaliser des ruines contemporaines (Point de vue, 2006 et Vitrines, 2008-2009) ou le souffle éthéré du quotidien, c’est avec soin que l’artiste catalane développe chaque fois des stratégies pour libérer paradoxalement les frontières de leur dimension limitrophe et activer certains détonateurs d’imaginaire (Frontière, 2009). Un catalogue édité par la fondation Mapfre (Madrid) complète les expositions. Illustré de nombreuses reproductions pleines pages, il comporte par ailleurs un entretien avec l’artiste et des textes critiques, fournissant un prolongement intéressant à ces visites.

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samedi 12 février 2011

Philippe Durand : International Vegetal

L’exposition de Philippe Durand à la galerie Laurent Godin à Paris se concentre sur une dimension à la fois iconographique et politique chère à l’artiste depuis ses débuts : visiter avec une fausse ingénuité les marges du monde moderne. Les mauvaises herbes qu’il traque dans les recoins des villes sont une figure inversée des nombreuses publicités qu’il s’est longtemps plu à dénicher dans les campagnes, comme s’il fallait aller au bout d’une démonstration sur l’inversion des codes. Toutefois, ce champ-contre champ de la nature et de la cité moderne n’aboutit pas au statu quo. L’exposition « Mauvaises herbe » tend à démontrer qu’au petit jeu des rivalités, ce sont les plantes que l’on appelle aujourd’hui « pionnières » qui raflent la mise. Au sous-sol de l’exposition, on ne peut qu’en convenir : les herbes envahissent les lignes électriques et téléphoniques, la nature reprend ses droits sur la communication.

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lundi 31 janvier 2011

Entretien Karim Kal / Michel Poivert

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Karim Kal. Images d'Alger 2002. TDR.
in Karim Kal. Perspective du Naufrage, textes de M. Poivert, Patrick Chamoiseau, Ed. Adera, 2010.



Vous êtes cordialement invités au prochain entretien du cycle de conférences SFP, le :

mercredi 9 février

à Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris

Salle Vasari

de 18h à 20h (entrée libre, sans réservation)

'En 2010, Karim Kal avait titré son exposition au musée urbain Tony Garnier à Lyon : « Les Déclassés – Alger, Cayenne, Evry », réduisant ainsi une diversité géographique au dénominateur commun de l’identité sociale. Cette diversité est aussi historique, elle dessine la carte du naufrage de l’empire colonial français depuis la seconde moitié du XXe siècle. Ou, tout du moins pour l’instant, certains des territoires où les Naufragés se sont installés, rejoignant dans leur histoire singulière la figure universelle des Vaincus. Toute l’œuvre de Karim Kal ouvre la perspective d’une nouvelle géographie humaine, par le reclassement des valeurs politiques et esthétiques selon un renversement de point de vue. Dès 2002, Vues d’Alger est l’œuvre qui contient la puissance spéculative d’un départ à partir du point même de son arrivée: Karim Kal, fils d’Algérien et de Française, né en Suisse, devient le frère d’arme des Naufragés.'
Michel Poivert. Extrait de "Karim Kal. Perspective du Naufrage'', Ed. Adera, 2010.

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Karim Kal. Gaïdi. série Les miroirs, Evry, 2009. TDR.
in Karim Kal. Perspective du Naufrage, textes de M. Poivert, Patrick Chamoiseau, Ed. Adera, 2010.

http://karimkal.neverblind.eu/

vendredi 21 janvier 2011

Eric Poitevin, l'homme naturel

L’exposition d’Eric Poitevin à la galerie Nelson Freeman suscite de nombreuses réflexions, tant cette œuvre, au fur et à mesure du temps, s’impose comme l'une des plus solides qu’il est donné de voir. Et qu’elle aborde l’un des grands sujet de l’époque: la nature. Devant les agencements d’images de corps aux frontières interrompues parfois, où la nudité – dans la suite des nus couchés de 2004 exposés au Plateau – est traitée sous une forme qui parvient à congédier les stéréotypes sans pour autant réduire la représentation à la singularité intime, le spectateur renouvelle son expérience de la relation aux Autres autant qu’à lui-même. La ponctuation dramatique instaurée par les crânes dans ces montages ou installations murales vous plonge sans ménagement dans une méditation sur la vanité de l’existence, ce à quoi l’œuvre de Poitevin nous a habitués depuis ces débuts. Le plus marquant dans ces assemblages d‘images est la présentation d’animaux, qu’il s’agisse du chevreau ou de l’anguille (figure du sacrifice, de la maternité, de la pénétration érotique ?) qui, en s’ajoutant aux crânes, à la question des âges de la vie (les modèles les illustrent) amplifie la dimension allégorique. A l’étage, l’impressionnant face-à-face des vues de forêts disposées tout hauteur comme des panneaux de paravent dialoguent avec deux diptyques scindant le branchage d’un arbre nu sous la neige. Au-delà des évocations japonistes, la notion de saisons, le rapport de la terre et du ciel, l’analogie des branches et des bois de cerf que l’artiste aime à photographier (le thème du trophée de chasse est central chez lui), on se souvient que les lieux fréquentés par Poitevin dans le nord de la France sont ceux qui ont été transformés par les batailles de la première Guerre mondiale, et qu'ils constituent une sorte de mémoire de l‘Histoire.

Ainsi, de l’étage au rez-de-chaussée, l’exposition établit la continuité de l’homme et de la nature. Cette question est anthropologiquement fondamentale dans les sociétés, elle n’a pu être réglée tout à fait par les théories du totémisme dont Claude Lévi-Strauss fit la critique. Elle est ici au centre de l’exposition – et peut-être de toute l’œuvre d’Eric Poitevin – comme une conjuration du dogme chrétien de la discontinuité de l’homme et de la nature.

Pour découvrir l’artiste en vidéo

lundi 1 novembre 2010

Le BAL des Anonymes

Anonymes : les sujets des œuvres actuellement exposées au BAL le sont. Les noms des preneurs de vue opérant derrière l’objectif d’impartialité ne se prêtent pourtant pas à cette étiquette : Jeff Wall, Lewis Baltz, Walker Evans, Anthony Hernandez, etc… sont loin de passer incognitos. Rassemblées, leurs images sans frontières interrogent : Elles oscillent entre documentaire, art, tableaux de vie, œuvres du quotidien. En misant sur l’image latente transmuée en image de l’attente et sur l’image animée comme expression de l’immobilité, cette exposition inaugurale étonne.

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dimanche 17 octobre 2010

Aux origines du négatif

Du 19 octobre 2010 au 16 janvier 2011 se déroulera à la Bibliothèque nationale de France (Galerie Mansart - site Richelieu) l'exposition "Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860". Réunissant près de 180 pièces de plus de 60 auteurs différents, cette exposition retrace la courte mais florissante carrière de la technique du négatif papier en France. Fruit de plus de deux années de travail et d'une collaboration inédite entre la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie, dont près de quarante pièces de la collection figurent dans l'exposition, l'accrochage rend hommage aux acteurs des premiers développements techniques de la photographie reproductible. Le visiteur pourra ainsi découvrir à travers les sept sections de l'exposition les différents usages de la photographie qui, de l'expérimentation à la création, furent permis par le calotype. Plus de trente ans après "À l'origine de la photographie, le calotype au passé et au présent", exposition présentée alors par Bernard Marbot, c'est le retour de l'invention de Talbot rue de Richelieu, accompagnée pour l'occasion d'un catalogue, coédition BnF / Gallimard, reproduisant 250 images et pourvu d'un dictionnaire biographique de plus de 350 photographes ayant pratiqué le calotype en France.

Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860
BnF - 5, rue Vivienne 75002 Paris
19 octobre 2010 - 16 janvier 2011
Commissaires : Sylvie Aubenas, directeur du département des Estampes et de la photographie, Bibliothèque nationale de France et Paul-Louis Roubert, maître de conférences université Paris VIII et trésorier de la SFP.
Catalogue : Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860, Coédition BnF / Gallimard, 59 €

mardi 29 juin 2010

Le 6ème art vu du ciel de Lucie et Simon (prix HSBC 2010)

Jeunes lauréats du prix HSBC, Lucie et Simon s’exposent à la galerie Baudoin Lebon jusqu’au 24 juillet. Basculant le point de vue à la verticale, ils renouent avec les fondements de la photographie (depuis les « Points de vues » de Niépce pris de sa fenêtre mais plus encore avec les cadrages vertigineux sur lesquels s’est fondée l’esthétique moderne de la nouvelle objectivité ou, bien plus tard, avec les perspectives atmosphériques sur les œuvres du Land Art). Rien à voir pourtant avec une vue aérienne. Ici, la distance avec la scène est minimale. C’est un lien de proximité qui semble relier le spectateur aux êtres comme suspendus à la décision de son regard, devenus les marionnettes de ses propres fictions.

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