ViteVu

Aller au contenu

mardi 29 avril 2008

ANIELLO BARONE Il Magnifico Orrore (L’Horreur Magnifique)

La galerie Pièce Unique, en collaboration avec les Incontri internazionali d’arte, présente actuellement « L’Horreur Magnifique », une exposition d’Aniello Barone. Le travail de ce photographe italien est consacré à l’urgence des déchets qui ont envahi les banlieues de Naples. Le sujet abordé par Barone n’est pas des plus simples à traiter : Naples a été longtemps représentée par les médias à travers les clichés d’une image misérabiliste et dégradée. Comment donner représentation à un tel échec social et environnemental sans tomber dans la rhétorique de l’image choc ? Comment construire un discours en images qui sache se détacher des lieux communs et des instrumentalisations politiques ?

Lire la suite...

jeudi 24 avril 2008

Voir/Ne pas voir l’Occupation

La polémique déclenchée par l’exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » consacrée aux photographies d’André Zucca (1897-1973) à la bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP) épingle le trop beau rôle donné à un photographe « collabo » dans le témoignage du Paris occupé. Elle peut s’expliquer de plusieurs manières. Le manque de pédagogie d’abord, avec trop peu de renseignements donnés dans l’exposition lors de son ouverture – désormais on peut y lire un « avertissement » - et qui traduit plus profondément un manque d’élaboration scientifique. Mais aussi le malaise ressenti face à une iconographie en contradiction avec notre culture d’une période difficile de l’histoire. Pourquoi, alors que l’on a pu voir en France des expositions consacrées à la photographie durant la guerre d’Algérie, aux images des Camps ou bien encore des expositions consacrées au rôle de la photographie dans l’histoire (notre titre faisant ici référence à l’exposition Voir/Ne pas voir la guerre), pourquoi un certain « savoir faire » reposant sur un conseil scientifique, un catalogue développé, des médiateurs parfois, pourquoi l’exposition consacrée à l’Occupation a-t-elle choisi de faire l’économie d’un tel outillage ?

Lire la suite...

mercredi 23 avril 2008

Léon Gimpel, les audaces d'un photographe : derniers jours


Musée d'Orsay - Galerie de photographie
jusqu'au dimanche 27 avril 2008


Exposition coproduite par le Musée d'Orsay et la Société française de photographie
Avec le soutien de la Fondation Neuflize Vie pour la photographie

Il vous reste encore quelques jours pour aller visiter l’exposition « Léon Gimpel, les audaces d’un photographe » au Musée d’Orsay.

Léon Gimpel (1873-1948) réalise ses premières photographies en 1897. Alors que la plupart des photographies de Lartigue retiennent les plaisirs de la bourgeoisie et que les images d’Atget immortalisent un Paris sur le point de disparaître, Gimpel se concentre sur d’autres aspects de la modernité de son époque. Équipé d’un appareil Gaumont, il laisse libre cours à sa curiosité d’amateur, réalise des reportages photographiques pour le journal L’Illustration et systématise l’enregistrement sériel à des fins de vulgarisation scientifique. À travers ces diverses pratiques photographiques, Gimpel produit des images aux formes nouvelles qui représentent le développement de l’aéronautique, la vie quotidienne de la Belle Époque en couleur ou encore l’évolution d’un Paris nocturne qui s’éclaire désormais au gaz néon. L'exposition présente environ 180 photographies – autochromes et plaques de projection - provenant des collections de la SFP et des collections du musée d'Orsay, grâce à une acquisition récente. Afin d'illustrer son travail pour la presse, ses images sont mises en lien avec des extraits de la revue L'Illustration. Très fragiles et difficiles à éclairer, les autochromes et les plaques de projection sont rarement montrés dans les expositions de photographie. Afin de rendre cette exposition possible, un système particulier d'encadrement et d'éclairage des plaques a été conçu, en lien avec des restaurateurs spécialisés et les conseils de l'Atelier de restauration de photographie de la Ville de Paris. Le montage utilisé permet d'éviter les manipulations directes et répétées des plaques de verre tout en permettant un accrochage dans des caissons lumineux (lumière froide).


Commissaires : Dominique de Font-Réaulx, conservateur au Musée d'Orsay, Thierry Gervais, Société française de photographie.

Scénographe : Giuseppe Caruso

jeudi 17 avril 2008

Horacio Coppola, fotografo porteño

Pour sa réouverture partielle, la FundaciónTelefónica présente l’œuvre photographique, et dans une moindre mesure cinématographique, d’Horacio Coppola. Natif de Buenos Aires, Coppola s’impose comme une figure caractéristique des échanges artistiques et culturels qui firent de cette ville un relais essentiel entre l’Amérique latine et l’Europe. Cette première exposition rétrospective en Espagne accorde toute son importance à la capitale argentine que le photographe sut saisir sous divers angles. Motif central de sa démarche, la metropolis porteña obéit aux mêmes caractéristiques que ces villes européennes qu’on associe à la Nouvelle Vision. 125 épreuves et 4 films permettent de situer la démarche de Coppola dans ce contexte.Des voyages qu’il effectua en Allemagne, en Angleterre, en France ou encore en Hongrie se détachent des séries d’images plus volontiers centrées sur des motifs « anecdotiques ». Semblant retenir l’attention du photographe pour leurs valeurs formelles, on découvre un mannequin dans une vitrine de Berlin, des ombres dessinées au coin d’une rue de Budapest ou encore, parmi les films projetés, Un dique del Sena, datant de 1933-1934, rappelant cette série de Germaine Krull sur les clochards de Paris. Autant de détours et d’échos qui contribueraient à restreindre les images d’Horacio Coppola à celles d’un émule des courants européens.

Lire la suite...

dimanche 13 avril 2008

La maison hantée, Georges Rousse et Valérie Belin à la MEP

La Maison européenne de la photographie (MEP) à Paris présente depuis le 8 avril deux expositions consacrées aux artistes français Georges Rousse et Valérie Belin. C’est l’occasion de regarder, de manière croisée, deux œuvres qui mettent en jeu notre perception de l’espace et de l’Autre. Ces images jouent sur le doute qui nous saisit dès lors que la représentation est aux prises avec l’illusion - alors même que l’image photographique permet de scruter au plus près son sujet. En un mot, deux œuvres qui opèrent sur la fascination objective. L’idée de rapprocher ces deux artistes donne à la programmation de la MEP quelque chose de plus radicale qu’à l’habitude, par la force même des œuvres mais aussi par les correspondances qu’elles suscitent. Ces deux artistes, bien que de générations différentes, incarnent une certaine position de la création française : à la fois spéculative et classique.

Lire la suite...