La présentation dans La Vitrine de la lettre de Stanislas Amand à un clochard est prolongée jusqu'au 20 mars prochain. L'occasion de remercier encore les 75 personnes venues le 28 février dernier participer au vernissage et qui ont pu, à la suite d'un dialogue avec Nicolas Feodoroff, assister à la lecture de la lettre par S.A. accompagné à la guitare basse par Emmanuel Corbier.
Rarement La Vitrine n'avait à ce point rempli son rôle d'interaction avec l'espace public, la lettre questionnant précisément la visibilité de ces "échoués" en s'adressant à l'un d'eux, Ravi, Sri-Lankais arrivé en France il y a quelques années ayant élu domicile devant les locaux de la SFP. La lettre, visible et lisible de jour comme de nuit, fait parler les habitués de la rue de Richelieu comme les passants occasionnels. Elle produit un lien entre les archives photographiques de la SFP et la rue, questionne là et maintenant le rôle et le statut de l'information et s'actualise en permanence suivant la présence ou l'absence de Ravi à proximité.
Après la publication de Lettres à une galeriste, Stanislas Amand poursuivra cette interrogation par l'édition prochaine aux éditions Art-Hopitaux Universitaires de Genève de Lettres à un médecin. En guise de préambule nous publions ici un texte que nous a aimablement communiqué Nicolas Feodoroff, critique d'art et cinéma et programmateur au Festival International de cinéma. Affaire à suivre.

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