vendredi 31 octobre 2008
Première édition du Prix Pictet
Par Cédric W. Pernot, vendredi 31 octobre 2008 à 19:32 :: Expositions

Courtesy Prix Pictet, 2008. Chris Jordan, Refrigerator on Franklin Avenue, New Orleans . Series: In Katrina's Wake: Portraits of Loss from an Unnatural Disaster. New Orleans.TDR
Evènement suffisamment remarquable pour être mentionné, le Palais de Tokyo présente du 29 octobre au 8 novembre les 18 finalistes du Prix Pictet, sélectionnés par un comité de 49 experts, de pays différents, réunis pour mettre en valeur plusieurs travaux photographiques sur le thème de l’eau et du développement durable.
Au-delà de la politique de sensibilisation et de l’engagement, issu d’un partenariat prometteur entre une banque privée, la ''Pictet & Cie" , et un magazine économique, le "Financial Times", les organisateurs ont souhaité ne pas faire de distinction entre les messages transmis et la volonté de faire « acte artistique » au sein d’images aussi pertinentes que variées. L’exposition offre ainsi l’occasion de faire le point sur les différents langages, signes et usages, du paysage en photographie, qui s’édifie et se construit sur les mutations de notre environnement urbain.


A la suite d'une défaillance technique de l'alimentation électrique du bâtiment 2 rue Louvois, le département de la Musique, la Société française de photographie et l'IRPMF sont provisoirement fermés à compter du 25/10/2008. L'équipe de la SFP se voit donc contrainte de régler dans l'urgence et avec l'appui des services de la Bnf le transfert de son secrétariat dans la salle Labrouste de la Bibliothèque nationale de France (58, rue de Richelieu). En attendant l'installation des lignes téléphoniques et des accès internet, la SFP restera muette et le blog ViteVu vous permettra de suivre l'évolution de la situation.
La question des sources de financement de la modernité, en dehors de la sphère publique et institutionnelle, a été peu abordée dans le domaine des arts et de la culture, moins encore que dans celui des sciences et de l’industrie. Dans la relation entre argent et création artistique, quel rôle ont joué les fonds privés, qu’ils soient issus du mécénat, du monde financier ou de la fortune personnelle descréateurs ? De ce point de vue, il a semblé particulièrement pertinent d’interroger l’image moderne et plus précisément la photographie, depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’à nos jours, pour comprendre les conditions de développement de la création.
Depuis son invention au XIXe siècle, la photographie a évolué dans un environnement capitalistique. Dans quelle mesure les moyens privés ont-ils été mis au service des innovations techniques et de la production artistique des photographes ? Devenue un vecteur majeur de l'information et du divertissement, la photographie joue un rôle de plus en plus central dans l'économie générale au XXe siècle. Comment circule désormais l'argent dans cette économie de l'image ? L’image technique par sa reproductibilité, sa diffusion semble se confondre avec la substance même de l’économie : la visée historique serait ici celle d’une histoire culturelle et économique de l’image.
Cette journée d’étude se propose d’analyser les relations qu’entretient le « couple économique » formé par l’image et l’argent, à l’échelle de différents pays européens, dans une perspective transhistorique.

Le département des arts graphiques du Musée national d’art moderne présente jusqu’en mars 2009 l’accrochage des nouvelles acquisitions photographiques pour la période 1905-1960 (
L’exposition « Objectivités » que le musée d’art moderne de la ville de Paris consacre à « la photographie à Düsseldorf » est avant tout une exposition historique. Des années 1960 à nos jours, elle propose d’observer le destin d’une pléiade d’artistes regroupée autour de la notion d’école. Ce sont notamment « les élèves des Becher » (Bernd et Hilla), comme l’on dit, qui nous sont donnés à voir mais aussi une époque qui montre le passage d’un temps des expériences à celui d’un académisme de l’art contemporain.