mercredi 30 avril 2008
Rencontres de la Société française de photographie : Awen Jones invitée par Perin Yavuz
Par Julie Jones, mercredi 30 avril 2008 à 13:38 :: Colloques, conférences
Vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre organisée par la Société française de photographie le mercredi 7 mai à la Maison Européenne de la photographie. Perin Yavuz réalisera un entretien avec la photographe Awen Jones.

©Awen Jones
Awen Jones est née en 1971 à Ponytprid, Pays de Galles. Elle vit et travaille à Paris. Après une résidence Centre photographique d'Ile de France, elle a présenté avec cinq autres résidents ses travaux, en juin-juillet 2005, dans l'exposition 3 et 3 font… «Avec la série des Petits Papiers, Awen Jones s'applique à disloquer, dans une démarche résolument politique, l'identité des personnes qu'elle photographie. Dans le premier volet, Les Cartes de séjour, en agrandissant à l'échelle du visage humain les photographies de cartes de séjour, elle déjoue le rôle d'identification qui leur est conféré. L'agrandissement et leur extraction offrent des portraits sans identité et sans intériorité. Preuve que ce genre de document n'a pas vocation à subjectiver les individus, juste à ordonner une masse. Et lorsqu'ils n'ont pas ces documents, les Sans-papiers, titre éponyme du second volet, perdent non seulement toute identité mais aussi toute visibilité. » Perin Emel Yavuz
Mercredi 6 mai. Entrée libre et gratuite, à 18h sans réservation. Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris, (auditorium).
La galerie Pièce Unique, en collaboration avec les 
La polémique déclenchée par l’exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » consacrée aux photographies d’André Zucca (1897-1973) à la bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP) épingle le trop beau rôle donné à un photographe « collabo » dans le témoignage du Paris occupé. Elle peut s’expliquer de plusieurs manières. Le manque de pédagogie d’abord, avec trop peu de renseignements donnés dans l’exposition lors de son ouverture – désormais on peut y lire un « avertissement » - et qui traduit plus profondément un manque d’élaboration scientifique. Mais aussi le malaise ressenti face à une iconographie en contradiction avec notre culture d’une période difficile de l’histoire. Pourquoi, alors que l’on a pu voir en France des expositions consacrées à la photographie durant la guerre d’Algérie, aux images des Camps ou bien encore des expositions consacrées au rôle de la photographie dans l’histoire (notre titre faisant ici référence à l’exposition Voir/Ne pas voir la guerre), pourquoi un certain « savoir faire » reposant sur un conseil scientifique, un catalogue développé, des médiateurs parfois, pourquoi l’exposition consacrée à l’Occupation a-t-elle choisi de faire l’économie d’un tel outillage ?
L'assemblée générale de la Société française de photographie se réunira le 5 mai prochain, où elle procédera comme de coutume au renouvellement de son conseil d'administration. A l'expiration de mon cinquième mandat d'administrateur, j'ai décidé de ne pas en solliciter la reconduction. En quinze ans de participation à la direction de notre chère Société, j'ai pu notamment la doter d'un appareil éditorial moderne, renouveler ses statuts et asseoir sa crédibilité scientifique. J'ai la fierté d'avoir participé à l'animation du principal groupe de recherche en histoire de la photographie, dont
La Maison européenne de la photographie (