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samedi 27 octobre 2007

Pascal Hausherr, "Catastrophes" dans La Vitrine

image Fidèle à notre partenariat avec le laboratoire Janvier et l’atelier l’Image Collée, la SFP produit et expose cet automne une image de Pascal Hausherr extraite de sa série inédite "Catastrophes". Toute l’équipe a été séduite par cette jeune femme abandonnée au plaisir d’un soleil radieux et d’une écoute sensuelle. Né en 1957, Pascal Hausherr s'affirme à partir du milieu des années 1990 par un travail alliant autobiographie et mise en scène (dont "Aimez-nous !", 1997 et "Roman conjugal", 2000). Il se consacre aussi au paysage ("Paysage français", 1998-1999 et "Vingt ans après", réalisé au cours d'une résidence d'artiste à Chamalot en 2006). Avec la série "Catastrophes" (2002), il effectue un retour critique à la photographie de rue; suivront, de 2004 à 2006 "De quoi demain", en 2005 "Beijing" (invité à Pékin et exposé dans le cadre du festival DIAF 2005, puis présenté dans La Région humaine au Musée d’art contemporain de Lyon l’hiver dernier); il vient d’achever une série intitulée "GuerreTM". Entretien avec une personnalité rare de la scène française.

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mardi 23 octobre 2007

Correspondance oblique (7)

Stanislas Amand poursuit ses correspondances obliques sur vitevu en parallèle de l'exposition éponyme à La Traverse/Les ateliers de l'image, à Marseille jusqu'au 1er décembre 2007.

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lundi 22 octobre 2007

Pour Édouard Levé

image Le suicide d’Édouard Levé a fait l’objet de commentaires et d’hommages dans la presse (Libération, Télérama, etc.). Qu’y ajouter? Nous avions entamé un dialogue lors d’un entretien dans Le Bulletin (n° 18, avril 2004), puis j’avais signé un texte de synthèse pour Images au Centre à la demande de Pierre Sanner qui avait passé à Édouard une commande originale en 2004 à partir des tableaux du musée des beaux-arts de Tours (série "Transferts"). Plus récemment – cet été même – j’ai rédigé un texte consacré à Fictions, son dernier livre de photographies (comptant aussi quelques textes) publié chez son éditeur P.O.L, qu’il m’avait demandé pour un livre de la Villa du Parc centre d’art contemporain à Annemasse dirigée par Karine Vonna - institution qui avait produit et exposé certaines images de la série. Édouard avait gentiment accepté de venir parler dans mon séminaire à l’Institut national d’histoire de l’art, ce devait être le 22 novembre prochain. Je donne ici en manière d’hommage à un artiste marquant le texte qui sera bientôt publié par la Villa du Parc.

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mardi 16 octobre 2007

La guerre civile espagnole à l'ICP

L’International Center of Photography de New York consacre actuellement l’ensemble de ses espaces d’exposition à la Guerre Civile Espagnole. Réalisée par Irme Schaber, Richard Whelan (ex-directeur de l’ICP) et Kristen Lubben, une exposition sur Gerda Taro (1910-1937) vient apporter une nouvelle pierre à l’édifice de l’histoire du photojournalisme. Longtemps éclipsée par la célébrité de son maître et compagnon Robert Capa, Taro est ici remise à l’honneur, présentée comme son véritable et nécessaire homologue féminin. S’il ne s’agit pas ici à proprement parler d’une rétrospective (la carrière de la photographe fut extrêmement brève, Taro décédant lors d’un reportage un an après le début du conflit), cette exposition reste majeure, grâce à une sélection de 80 de ses images environ, choisies parmi les archives de l’ICP. Si le style de Taro se révèle être la plupart du temps, sans grande surprise, très proche de celui de Capa, il s’affirme plus personnel dans certaines images plus construites, révélant sa sensibilité aux tendances photographiques contemporaines. Le catalogue accompagnant l’exposition propose une présentation biographique de Taro par Schaber, ainsi qu’un texte passionnant de Whelan sur les problèmes d’attribution des photographies de Taro et de Capa, ainsi que sur la constitution des archives de la photographe. Outre d’excellentes reproductions des œuvres exposées, on y trouve aussi quelques pages tirées de reportages de Taro publiés pour la grande majorité d’entre eux dans Regards et Ce Soir.

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mardi 9 octobre 2007

Steichen, le musée et l’art dans un miroir

L’exposition consacrée à Edward Steichen achève la programmation qui avait été établie par Régis Durand avant de quitter le Jeu de Paume. C’est l’occasion de se rendre compte que la photographie dite "historique" habite particulièrement bien ce bâtiment et qu’elle y trouve une place que l’Hôtel de Sully ne peut pas toujours lui offrir. Quoi qu’il en soit, la manifestation organisée par la Foundation for the Exhibition of Photography et le musée de l’Élysée de Lausanne est particulièrement réussie, accompagnée au surplus d’un imposant catalogue.

Cette réussite tient avant tout au travail de recherche d’images peu connues du photographe, la partie de l’exposition qui se tient au rez-de-chaussée est consacrée à la période pictorialiste de l’artiste américain – entre 1900 et 1910 environ. Si la présentation est classique dans son désir de découper les périodes, la découverte de nombreuses épreuves d’une excellente qualité atténue l’affirmation du goût fine arts de l’exposition. Bref c’est l’art qui, sans conteste, gagne ici: Steichen dans ses jeunes années est un virtuose des procédés pigmentaires mais, au-delà des techniques, il est réellement inspiré par la possibilité de noyer le réel dans les matières. C’est l’absence de formalisme qui est le plus convaincant chez-lui: si les sujets restent secondaires, la sensualité est toujours au rendez-vous, les corps, les visages, la nature, ses fameux autoportraits sont toujours convaincants. Nul doute qu’Alfred Stieglitz tenait là, à côté de ce qu’apportera bientôt Alvin Langdon Coburn, un des meilleurs pictorialistes de la Photo-Sécession.

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Correspondance oblique (suite)

La correspondance oblique entamée entre ViteVu et Stan Amand connaît une belle concrétisation avec l'exposition qui ouvrira ses porte la semaine prochaine à Marseille. Mais cet aboutissement est aussi une manière de relancer la partie: rendez-vous donc pour la suite des Lettres durant l'exposition et sur ViteVu.

Soulignons pour ceux qui souhaiteraient rencontrer l'artiste à Paris, qu'il sera mon invité le 10 décembre à l'Institut national d'Histoire de l'art (2 rue Vivienne, 11h00 à 13h00, salle Perrot, 2e étage) dans le cadre du séminaire de Master 2.

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