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vendredi 27 juillet 2007

Fermeture annuelle de la SFP

image Pour la période estivale, la Société française de photographie ferme du 28 juillet au 26 août 2007 inclus.

Réouverture de l’association et de la bibliothèque au public le mardi 4 septembre à 14h.
Vous pouvez poser vos réservations par email : contact.sfp@free.fr, ou au 01 42 60 05 98.
Bon été à tous!

20°C, 48% d’humidité relative

Si ces chiffres ne disent rien de bon pour les juillettistes et les aoûtiens, il sont idéaux pour la conservation des photographies de Léon Gimpel. En préparation de l’exposition "Les libertés visuelles de Léon Gimpel" qui ouvrira en février 2008 au musée d’Orsay, 103 autochromes et 92 plaques de projection ont été restaurées et acheminées dans les réserves de la rue de Lille. Elles ont ensuite été constatées soigneusement et seront reproduites sous peu pour les besoins éditoriaux, mais également pour être projetées dans les salles lors de l’exposition. Pas de répit donc à la SFP et au musée d’Orsay pendant la période estivale…

Illustration: Anne Pouchelon, Carole Troufleau et Élodie Texier Boulte contatant les plaques de Léon Gimpel après leur transport au musée d'Orsay, 26 juillet 2007 (cliché Gervais).

jeudi 26 juillet 2007

Correspondance oblique (4)

Chaque semaine Stan Amand envoie à Vitevu un message d'outre-atlantique.

Et retrouvez l'ensemble des Correspondances obliques ici

mardi 17 juillet 2007

Bourguedieu en Vitrine



Pour sa nouvelle exposition La Vitrine de la SFP présente une photographie de Christophe Bourguedieu, le Chien-bûche (2005). Rapplons qu'en mai dernier, ViteVu avait publié un entretien de Christophe Bourguedieu avec Michel Poivert sur la dernière série du photographe dont est issue l'image présentée dans La Vitrine.
À voir, 71 rue de Richelieu, 75002, métro Bourse, 7 jours sur 7, 24h sur 24 jusqu'au 28 juillet et de nouveau à partir du 28 août, date de réouverture de la SFP après sa fermeture annuelle.

La Vitrine de la SFP est soutenue par le laboratoire digital Janvier et les Ateliers de l'Image Collée.

vendredi 13 juillet 2007

La critique sans trophée

Pour qu’un artiste en vienne aujourd’hui à partir à la chasse, c’est qu’il doit avoir en tête (on pense à Jean Renoir) que quelque chose de l’époque traîne dans les fourrés. C’est l’automne, les bois sont encore secs, une structure de béton barre les troncs élancés, les chasseurs s’affairent sans excitation, un chien roux au collier jaune fume de son poil mouillé, un type fait face sans héroïsme… La chasse a au moins un mérite, celui de gager tout éventuel bénéfice obtenu sur la sophistication de son instinct. Connaissance du terrain, du maniement des armes, du dressage des chiens, des rituels saisonniers et j’en passe. La chasse, n’en déplaise aux propriétaires de belles demeures laissées en héritage, ne gagne rien à être intellectualisée. En ce début d’été, l’exposition de Christophe Bourguedieu au Point Éphémère à Paris (200, quai de Valmy, jusqu’au 4 septembre), propose une série de vues de chasse réalisée pour Image au Centre, et forme la métaphore du rapport de la critique à la photographie contemporaine. Entendons que cette dernière s’obstine à ne pas se laisser penser avec les armes rouillées de la critique d’art et met le commentateur au défi de réfléchir ses instincts. En bref, l’oeuvre de ce photographe, et cela de manière emblématique, oblige à reconstruire les analyses dans l’expérience d’un rapport sensible aux images. Le problème de cette remise en jeu, c’est bien que la photographie a été approchée de la manière la plus désolante sur un mode instinctif (les photographes étant main dans la main avec la critique journalistique). Que les meilleures analyses dont nous héritons soient celles d’intellectuels vieillissants (disons Barthes et Sontag), précisément épuisés par les promesses de la théorie, indique qu’il faut être près de la fin pour consentir à l’émotion de l’intelligence. En quittant l’exposition de Bourguedieu, on a donc le sentiment de rentrer bredouille, sauf à avoir compris un certain trait d’époque.

A noter que la Vitrine de la SFP exposera à partir du lundi 16 juillet une oeuvre de Christophe Bourguedieu, et qu’un livre consacré à ses Passagers sortira en octobre aux Éditions du Point du Jour (cliché: Christophe Bourguedieu).

mercredi 11 juillet 2007

Thaddeus John Szarkowski, 1925-2007

Le photographe américain et ancien conservateur pour la photographie du Museum of modern art de New York, John Szarkowski, est mort samedi à Pittsfield (Mass.) à l'âge de 81 ans. "Découvreur" de nombreux photographes majeurs du XXème siècle de Jacques-Henri Lartigue à William Eggleston en passant par Diane Arbus, Lee Friedlander ou Garry Winogrand, John Szarkowski, aura imposé sa marque sur l'histoire du modernisme photographique. Un de ses ouvrages phares, The Photographer's Eye, catalogue de l'exposition de 1964, vient d'être traduit en français par les éditions 5 Continents.
Illustration: J.H. Lartigue, John Szarkowski, New York, s.d., ©AAJHL.

mardi 10 juillet 2007

Correspondance oblique (3)

Chaque semaine Stan Amand envoie à Vitevu un message d'outre-atlantique.

Vive la Reine!

image Le meilleur aux Rencontres d'Arles, comme chacun sait, ce sont les rencontres. L'effet festival qui fait qu'on croise plus de connaissances (et qu'on règle plus de dossiers) en deux jours à Arles qu'en deux mois à Paris. Rien de neuf, mais tout de même, ça fait réfléchir sur les contraintes de la géographie...

A part ça? Le coeur du festival s'est manifestement déplacé. Il est assez amusant de constater, alors que le choix de la pittoresque cité des Bouches-du-Rhône devait beaucoup à son côté vieilles pierres, que les expositions ou les événements les plus courus quittent progressivement le centre-ville et migrent vers sa périphérie. A l'est, ce sont évidemment les anciens ateliers de la SNCF qui attirent les visiteurs, avec les expositions India, China ou les portraits politiques. A l'ouest, ce sont la rue de la République et la rue de la Roquette qui étirent vers les quartiers populaires la "plus belle nuit", suite de projections de rue qui réunit jusqu'à plus d'heure tout ce que la ville compte de festivaliers. Dans les deux cas, on a changé de décor (voir illustration). Le théâtre antique, laissé à Lou Reed, ou la proximité des arènes, occupée par la Bibliothèque nationale avec l'expo Atget, ont pris un coup de vieux.

Aux ateliers justement, on trouvera ce qui est peut-être la meilleure exposition du festival. Une exposition sans commissaire, livrée clés en mains par Buckingham Palace (et l'agence Camera Press), qui déploie avec une intensité sans pareille les problématiques du portrait et de la représentation du pouvoir. Soit Elizabeth Alexandra Mary Windsor, né en 1926, promise au trône d'Angleterre. On en découvre les images, de l'enfance à l'adolescence, sans différence sensible avec une roturière contemporaine. Puis, brutalement, à 26 ans, le couronnement. Et l'on voit d'un coup un individu de chair et de sang basculer dans le monde glacé de la représentation, passer de l'autre côté du miroir, entrer dans son portrait. Quatre-vingt années de vie, près de soixante années de règne, suivies à la trace, religieusement enregistrées par les gardiens du temple. Avec la surprise de retrouver quelquefois un soupçon de vie, un peu de gaieté derrière la façade lisse du protocole. Les portraits tendres et ironiques de Cecil Beaton montrent qu'il est encore possible, pour un archéologue patient, de ramener à la surface quelque chose de l'humanité de son sujet. Avec le dernier portrait de mamie Elizabeth, se referme une vie qui n'aura servi à rien d'autre qu'à faire exister une image. Quel artiste pourra jamais se mesurer avec une oeuvre aussi exceptionnelle?

mercredi 4 juillet 2007

Une première victoire pour les donations photographiques

image Seize collections étaient gérées par Patrimoine photographique: Daniel Boudinet, Marcel Bovis, Denise Colomb, Roger Corbeau, Amélie Galup, Michael Kenna, André Kertész, François Kollar, Thérèse Le Prat, Sam Lévin, Roger Parry, René-Jacques, Bruno Réquillart, Willy Ronis, Raymond Voinquel et le Studio Harcourt, quatorze d’entre elles étant des donations ou des legs.

Le 1er mai 2004, la Galerie nationale du Jeu de Paume, le Centre national de la Photographie et Patrimoine photographique ont fusionné dans l'Association de préfiguration de l'Etablissement public Jeu de Paume présidée par Alain-Dominique Perrin, et dirigée par Marta Gili depuis septembre 2006. Le projet devait aboutir à un EPIC (Etablissement public industriel et commercial). Annoncé pour le 1er janvier 2005, deux ans et demi plus tard ce statut est, selon le Ministère "toujours à l'étude"...

Très vite les donateurs et ayants droit ont exprimé leurs vives inquiétudes quant au respect des engagements de l’Etat actés dans les donations : conservation, mise en valeur culturelle et diffusion commerciale. N’ayant reçu aucune proposition du ministère, ils se regroupent et fondent en octobre 2004 l'Association de défense des donateurs et ayants droit de l’ex Patrimoine photographique (Adidaepp).

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