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dimanche 28 janvier 2007

Une séance de projection au Stéréo-Club

image Créé en 1903, le Stéréo-Club français (SCF) est l'une des rares associations de photographes a pouvoir se prévaloir d'une activité continue depuis sa fondation. Il compte aujourd'hui quelque cinq cents membres, et publie régulièrement un bulletin, Images en relief. Revue du Stéréo-Club français, dont la collection complète est consultable à la SFP.

Chaque mois, une séance ouverte au public est consacrée aux démonstrations et projections. “N’oubliez pas vos lunettes polarisantes et anaglyphiques”, indiquait le calendrier du dernier numéro (n° 899, décembre 2006-janvier 2007) pour la date du mercredi 24 janvier 2007. Curieuse d’assister à une projection polarisée, je m’y suis donc rendue – quoique seulement armée d'une paire de lunettes bicolore...

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samedi 27 janvier 2007

L'histoire de la photographie en Lego

image Signalé par Mike Johnston sur The Online Photographer, l'étrange exercice proposé par Marcos Vilariño, qui revisite quelques-uns des grands chefs d'oeuvre de l'histoire de la photographie à l'aide des célèbres cubes de plastique. Une curiosité, un jeu, une énigme. A voir!

mercredi 24 janvier 2007

Le musée Nicéphore Niépce rend hommage à l'abbé Pierre

Le mythe de l'abbé Pierre dispose d'un atout précieux: la tête de l'abbé. C'est une belle tête, qui présente clairement tous les signes de l'apostolat: le regard bon, la coupe franciscaine, la barbe missionnaire, tout cela complété par la canadienne du prêtre-ouvrier et la canne du pèlerin. Ainsi sont réunis les chiffres de la légende et ceux de la modernité. Roland Barthes, "Iconographie de l'abbé Pierre", Mythologies, Editions du Seuil, 1957.

Illustration: Laurent Gilles, "Rencontre entre Robert Doisneau et l'abbé Pierre", août 1992, gélatino-bromure d'argent, 21,5 x 31,5 cm, © Laurent Gilles.

Autres expositions en cours: "Elina Brotherus. The New Painting", jusqu'au 11 février; "Les yeux de la guerre. 14-18 en images", jusqu'au 11 février.
Musée Nicéphore Niépce, 28 quai des Messageries, 71100 Chalon-sur-Saône, www.museeniepce.com.

mardi 23 janvier 2007

L'événement: à la recherche du musée perdu

image Avec un millier de visiteurs le premier dimanche de son ouverture, l’exposition "L’Evénement, les images comme acteurs de l’histoire" au Jeu de Paume à Paris semble connaître un intérêt qui nous pousse dès aujourd’hui à réfléchir à la nature même du projet. A l’heure des levées de boucliers contre la marchandisation des musées qui témoigne pour le moins d’une histoire de l’art et d’une vision du métier de conservateur figées dans l’aristocratie et le dandysme d’un autre temps, une exposition comme celle du Jeu de Paume pose à son tour une question essentielle: les musées et les lieux d’exposition ne doivent-ils pas repenser leur rapport au savoir et tendre la main au monde de la recherche?

Le montage de l’Evénement s’est effectué avant tout à partir d’un groupe de chercheurs invités à divulguer le produit de leurs propres travaux, jouant ainsi un rôle de producteur et de médiateur de leur recherche. A l’évidence, ces deux métiers peuvent être dissociés, et l’on peut exceller dans l’un et s’avérer médiocre dans l’autre. Néanmoins le chercheur, comme le conservateur, ont beaucoup évolué depuis une génération, reléguant la figure de l’universitaire de cabinet bien loin derrière celle d’un savant citoyen, soucieux de récolter le fruit de ses efforts sur la scène culturelle. Alors, marchandisation de la recherche cette fois? Prostitution de matière grise financée par les universités? Question ridicule qui masquerait une volonté de ne pas toucher au marché de la vulgarisation, qui doit, de plus en plus, être réinvesti par les chercheurs en sciences humaines. Ce marché, qui s’est longtemps cantonné à l’édition spécialisée des manuels, doit désormais accompagner les publics et venir s’implanter dans les hauts lieux du patrimoine et de l’art. Les chercheurs, ces nouveaux "commissaires", par l'expérimentation de nouvelles manières de donner à comprendre leurs travaux, inventeront, de manière certes empirique, de nouvelles façons de nous donner envie de retourner au musée. Si l’exportation lucrative des collections nationales au bout du monde est un faux débat au regard de l’histoire même de nos institutions culturelles, l’importation de la recherche universitaire au coeur des musées ne doit plus être une exception mais alimenter régulièrement un marché intérieur qui, d’ici peu, trouvera aussi moyen d’exporter un savoir comme un faire au delà des frontières.

samedi 20 janvier 2007

iView pour voir

image Le logiciel iView MediaPro constitue aujourd'hui l'une des solutions les plus pratiques et les plus ouvertes pour gérer ses photographies sur ordinateur. Existant en version Mac ou Windows, il a notamment sur iPhoto l'avantage crucial de gérer la norme IPTC, qui permet de conserver les informations de légendage dans le fichier image (sous iPhoto, ces informations sont perdues en cas d'exportation ou de copie. Cela dit, pour ceux qui ont commencé à constituer leur photothèque sous iPhoto, iView sait en importer les images avec leurs commentaires, automatiquement transformés en descriptions IPTC). Les fonctions de diaporama intègrent la possibilité d'afficher la légende, ce qui peut éviter de repasser par un logiciel type Powerpoint pour réaliser une présentation rapide d'images. En indiquant que cette application a été distinguée pour la troisième fois consécutive par le Professional Photographer Magazine, Jean-François Vibert nous rappelle surtout que celle-ci va réapparaître au printemps de cette année sous le nom d'"Expression Media", sous label Microsoft, pour un prix annoncé de 299 € - près du double du tarif actuel! Macandphoto fait deux propositions intéressantes: celle d'acheter la version actuelle d'iView Media Pro 3 par son intermédiaire, avec une remise de 15% (soit un prix d'achat de 149 €), ce qui permettra à l'acquéreur de bénéficier d'une mise à jour gratuite vers la version Microsoft lorsque celle-ci sera disponible. En cliquant sur le lien fourni par le blog, il est également possible de télécharger gratuitement une version complète du logiciel, utilisable pendant 21 jours. Le moment où jamais de tester cette excellente application.

Référence: Jean-François Vibert, "iView Media Pro récompensé pour la 3e année", Macandphoto.com, 20/01/2007.

mercredi 17 janvier 2007

Une nouvelle intelligence de l'image

Le numéro 19 d'Etudes photographiques est paru. Ci-dessous l'éditorial de cette livraison, datée de décembre 2006.


Tous les ans, pour son numéro de Noël, le magazine Time distingue une personnalité du label d'«homme (ou de femme) de l'année». L'édition 2006 renouvelle l'exercice de façon originale. La couverture s'orne d'un écran d'ordinateur, où s'inscrit en gras le choix de la rédaction: "You". Vous, moi, nous. Ou plus précisément, le "nous" qui s'est emparé du nouvel «âge de l'information», grâce aux instruments du web dynamique.

On n'a pas fini de gloser sur les multiples ressorts du rééquilibrage médiatique engagé par la révolution du web 2.0. Quelle que soit l'appréciation portée sur le phénomène, nul ne peut nier qu'il s'agit d'un bouleversement majeur. S'il n'est pas question ici d'entrer dans la discussion de ses aspects généraux, nous pouvons en revanche apporter une précision utile sur la dimension qui nous est familière.

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mardi 16 janvier 2007

L'événement: le vernissage online

image Mettez ensemble quelques-uns des meilleurs spécialistes d'histoire de la photographie et vous obtenez logiquement l'une des plus stimulantes propositions muséographiques de ces dernières années. A l'occasion du vernissage de l'exposition "L'Evénement" au Jeu de Paume, un premier aperçu en images de ses riches parcours, à ne pas manquer jusqu'au 1er avril 2007 (version html, version Flash).

jeudi 11 janvier 2007

L'événement: exposition et boîte à outil de notre culture visuelle

image Mardi 16 janvier, l'exposition intitulée "L'événement, les images comme acteurs de l'histoire" ouvrira ses portes au public à la galerie nationale du Jeu de Paume à Paris. Actuellement en cours d'accrochage, cette manifestation s'annonce d'ores et déjà comme fortement atypique dans le paysage des institutions muséales. En premier lieu, comme le rappelle d'emblée Régis Durand – ancien directeur du Jeu de Paume et initiateur du projet – dans le catalogue (édition Hazan), parce qu'il est rare de consacrer une exposition à une notion, et encore moins à une notion aussi ambigüe que celle d'événement. Ensuite, parce que cette manifestation table sur la circulation des médiums: il ne s'agit pas d'une exposition de peinture, ni de dessin ou de photographie ou bien encore de film, mais tout cela à la fois, c'est à dire d'images. Ajoutons encore que cette exposition est probablement la première du Jeu de Paume a remplir le cahier des charges des intentions initiales du ministère de la culture, en faisant appel aux collections nationales (la Bnf est partenaire, le musée d'Orsay accorde un prêt inestimable) et en articulant patrimoine et création contemporaine. Enfin, ce projet que j'ai mis en œuvre avec Régis Durand l'a été en vérité par toute une équipe de commissaires associés, montrant qu'aujourd'hui une exposition, comme un projet éditorial ambitieux, nécessite la mutualisation des recherches plus que l'affirmation d'un regard de curator.

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mercredi 10 janvier 2007

Un Portrait imaginaire de Diane Arbus (au cinéma)

Sortie ce jour de Fur, un film de Shainberg Steven sur la vie de la photographe Diane Arbus (interprétée par Nicole Kidman). Le concept du film n'est pas une biographie de la vie de Diane Arbus ce qui serait déjà assez difficile à faire, mais un «portrait imaginaire» de la photographe new-yorkaise, suicidée en 1971.

Laurent Neyssensas, 10/01/2007.
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lundi 8 janvier 2007

Réimpression de "Le Monde et ma caméra"

A signaler la réimpression chez Denöel du premier ouvrage autobiographique de Gisèle Freund, Le Monde et ma caméra, publié en 1970, dont le succès détermina la parution en 1974 de Photographie et société, aux éditions du Seuil. Cet ouvrage participe de la redécouverte des dimensions médiatique, historique et théorique de la photographie, largement explorées dans les années 1930, mais que l'après-guerre avait progressivement remisées dans le silence d'une pratique sans discours. Entre souvenirs et anecdotes, l'ouvrage fait une large place à la réflexion, où l'on retrouve la puissante capacité de synthèse de l'ancienne amie de Walter Benjamin: L'immense essor pris par l'hebdomadaire illustré a deux raisons. L'une est que les événements se sont multipliés à mesure que le monde se rétrecissait, grâce au développement des communications; l'autre que le sujet des reportages reflète la vie des masses de lecteurs qui les regardent. Enfin le rythme accéléré de l'existence moderne oblige à réduire l'information à l'essentiel.

Réf.: Gisèle Freund, Le Monde et ma caméra (1970), Paris, Denoël, 2006, 264 p., 24 fig. NB, index, 23 €.

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