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vendredi 29 décembre 2006

La photo numérique en 2006: le retour de la beauté

En matière de photographie numérique, 2006 restera une année charnière. L'installation du format 10 mégapixels ou la commercialisation du Leica M8 fournissent les signes manifestes pour faire de ce millésime une étape remarquable. Plus en profondeur, la stabilisation de l'offre grand public et le retour en grâce des supports argentiques, côté professionnel, sont les marques d'une première maturité du marché, qui vient ponctuer un cycle d'accélération effrénée.

Fin 2002, le Canon EOS-Ds était le premier 24 x 36 à offrir 11 millions de pixels, à un tarif de près de 11.000 euros sans objectif. Fin 2006, ce sont pas moins de cinq reflex (Sony Alpha, Olympus E-400, Nikon D80, Canon 400D, Pentax K10D) qui proposent le dix mégapixels à un prix voisin de 1000 euros tout compris. Ils sont plus rapides, plus faciles d'emploi et produisent des images de meilleure qualité que la génération précédente. Le chemin parcouru est significatif: les reflex d'entrée de gamme ont peu ou prou rattrapé le haut de gamme professionnel d'il y a quatre ans. Dans le même temps, près d'une dizaine de compacts experts (Canon Ixux 900 Ti, Panasonic Lumix DMC-LX2, Olympus Miu 1000, Pentax Optio A20, HP Photosmart R967, Samsung NV10, Canon G7) ont eux aussi franchi la barre symbolique des dix millions de photosites. Avec l'extension de la stabilisation à la plupart des modèles cités, ce palier témoigne d'un état maîtrisé de l'offre technique.

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samedi 23 décembre 2006

Etudes photographiques a testé la visioconférence

image La rédaction d'Etudes photographiques s'est équipée récemment d'un iMac 24". Ce puissant ordinateur a pu être immédiatement employé à la phase finale de la mise en page du numéro 19 de la revue, envoyé hier à l'imprimeur. Entre autres fonctionnalités, la rédaction a pu tester la visioconférence. Très simple à installer, grâce à la caméra intégrée, celle-ci s'est avérée un outil de travail d'une remarquable efficacité. L'appui visuel de la communication suppose un temps d'adaptation. On est d'abord embarrassé de trouver une contenance devant l'oeil inquisiteur de la caméra. Il faut apprendre à gérer le hors-champ. Puis on s'habitue, la gestuelle redevient plus naturelle, moins démonstrative. En phase intensive, l'outil permet de disposer d'un véritable canal de communication privé, utilisable à tout moment. Combiné avec l'e-mail pour les échanges de documents, il donne à l'interlocuteur éloigné un degré de partage de l'information qui se rapproche de la présence physique sur place. Au bout de quelques jours à peine, l'outil s'est si bien intégré au travail de la rédaction que l'on imagine mal pouvoir s'en passer.

vendredi 22 décembre 2006

Fermeture du saut de l'an

Pour les fêtes de fin d'année, la Société française de photographie ferme ses portes du 23 décembre 2006 au 7 janvier 2007. Les rendez-vous pour la bibliothèque de recherche seront pris à partir du 9 janvier (bibliotheque@societefrancaisedephotographie.fr).
Bonnes fêtes à toutes et à tous!

mardi 19 décembre 2006

Philippe Durand en vitrine

Pour sa cinquième exposition, La Vitrine de la SFP présente une pièce de Philippe Durand, Durance # 8 (2006), un tirage lambda sous diasec visible jusqu'à la fin janvier 2007.

La Vitrine de la SFP est soutenue par le laboratoire digital Janvier et les Ateliers de l'Image Collée.

dimanche 17 décembre 2006

Le "Scrapbook", prix Nadar 2006

Le prix Nadar a récompensé cette année l'édition en fac-similé du Scrapbook d'Henri Cartier-Bresson, sous l'égide de la fondation HCB et de l'éditeur allemand Steidl, dont le jury a souligné le travail exceptionnel, notamment pour ses recherches sur les encres et les papiers. L'ouvrage est accompagné d'une préface de Martine Franck, d'un texte d'Agnès Sire, directrice de la fondation, et d'un essai de Michel Frizot qui, lors de la cérémonie à la Bibliothèque Nationale, a rappelé la place charnière du Scrapbook dans l'œuvre de HCB et donc son importance pour l'histoire de la photographie.

Le jury a également remarqué le travail des éditions L’Oeil électrique à propos de l’ouvrage El Maghreb de Malik Nejmi, qui explore le Maroc du fils né en France et les silences du père immigré. Il tient également à souligner l'excellente tenue la dizaine d'ouvrages présentés au prix, signe selon lui d'un dynamisme créatif tout à fait encourageant dans le secteur difficile de l'édition photographique.

vendredi 15 décembre 2006

Portraits de Yousuf Karsh au Centre culturel canadien

image Celui que le magazine Popular Photography qualifiait en 1958 de «seul portraitiste» parmi les dix plus grands photographes du monde (aux côtés de Ansel Adams, Richard Avedon, Henri Cartier-Bresson, Irving Penn, Eugene Smith…) est doublement mis à l’honneur. Dans le cadre de l'année du Canada à Nice et de l'année de l'Arménie en France, la Portrait Gallery du Canada et le Théâtre de la photographie et de l'Image de Nice ont organisé cette exposition, couvrant les soixante ans de la carrière de Yousuf Karsh (1908-2002). Des 11.000 personnalités photographiés, 100 furent présentées à Nice pendant le Septembre de la photo 2006 et 80 le sont actuellement au Centre culturel canadien.

Célébrités du monde politique, religieux, artistique et scientifique se côtoient, se chevauchent devrait-on dire, sur les quelques cimaises du Centre. L'accrochage est audacieux, mais n'enlève rien au plaisir de regarder ces épreuves. Il invite à une danse que l’on serait bien en mal de refuser et qui renouvelle le parcours du visiteur. Un peu forcé, il se prête au jeu et s’approche, se recule, observe, prend de la distance, lève la tête, se retourne... Chacun pourra apprécier l’homogénéité de ce travail, avec un goût particulier de l’auteur pour les fonds noirs uniformes et les profils bien dessinés. Si les épreuves témoignent d'une maîtrise technique indéniable, Karsh est aussi reconnu pour ses mises en scène. D’une grande simplicité, elles accusent un désir de réalisme qui allait à l’encontre de la production de style pictorialiste encore en vigueur dans les studios des années 1930. Bien que souvent traditionnelle, la pose est mise en lumière par un éclairage violent, voire dramatique, qui confère une rare intensité à ces modèles.

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jeudi 14 décembre 2006

La SFP a reçu...

Vous trouverez ci-dessous une sélection des publications et mémoires reçus à la bibliothèque de la Société depuis juillet 2006:

Catalogues d'exposition

  • Jean Dieuzaide. Corps et âmes, cat. exp., Paris, Galerie Berthet-Aittouares, 2006, cote: 8385
  • John Heartfield. Photomontages politiques 1930-1938, cat. exp., Strasbourg, Editions des Musées de Strasbourg, 2006, cote: 8333
  • Paris des photographes, cat. exp., Paris-Pékin, Centre Georges Pompidou et CIEA, 2005, cote: 8358
  • Paris Photo 2006, cat. exp., Paris, Reed Expositions France, 2006, cote: 8375

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mardi 12 décembre 2006

"Une arme visuelle: le photomontage soviétique 1917-1953"

image Le Passage de Retz accueille actuellement l'exposition "Une arme visuelle: le photomontage soviétique, 1917-1953". Son intérêt majeur est de présenter un versant de cette pratique qui demeure encore aujourd’hui malheureusement mal connu, voire méconnu, celui de sa mise au service du politique et de la propagande. Préparée par Olga Sviblova, directrice de la Maison de la Photographie à Moscou, cette exposition, à la scénographie sobre et efficace, regroupe quelques 150 photomontages réalisés par une dizaine d'artistes tels que Alexandre Rodchenko, El Lissitski, Gustave Klucis, Elena Semenova, Serguei Senkine, Vavara Stepanova, Solomon Telingater, Piotr Galadejv ou encore Alexandre Jitomirski. Les oeuvres présentées proviennent des collections de plusieurs institutions culturelles moscovites, comme la Maison de la Photographie, le Musée d'Etat V. Mayakowski, et le Musée National du Cinéma. On trouve aussi de nombreuses images appartenant à des collections privées, ainsi qu’à la Galerie Alex Lachmann à Cologne.

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vendredi 8 décembre 2006

Attribution de la bourse Neuflize

Pour sa première édition, le jury de la bourse Neuflize organisée en partenariat avec l'Institut national d'histoire de l'art s'est réuni mardi 5 décembre. Visant à encourager la recherche sur la photographie, cette bourse est décernée tous les ans à un doctorant inscrit dans une institution universitaire française. Composé cette année d'Elizabeth Nora et Michel Poivert (pour la Fondation Neuflize), Jean-Marc Poinsot (INHA), Régis Durand (ancien directeur du Jeu de Paume) et Clément Chéroux (université de Lausanne), le jury a examiné une quinzaine de dossiers provenant de quatre universités, de l'École des hautes études en sciences sociales ainsi que du Conservatoire national des arts et métiers. Reflet passionnant des travaux en cours, orientés vers l'histoire de l'art aussi bien que l'histoire des techniques, des collections ou de la culture, ces dossiers démontrent l'ouverture du champ des études photographiques en France. Après examen et vote, le jury a décerné la bourse Neuflize d'un montant de 15.000 euros à Sophie Triquet, étudiante à l'université Paris 1.

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samedi 2 décembre 2006

Photos de famille aux 20 ans d’Orsay

image La soirée d’anniversaire des 20 ans du musée d’Orsay restera comme l’une des plus select du milieu de la conservation: quelques trois cents invités triés sur le volet s’égayaient hier dans le hall et les salles du musée. Ministres, ambassadeurs, directeurs et donateurs se sont retrouvés autour du discours du ministre de la culture dont on relèvera trois traits, symptomatiques de l’époque: le succès auprès du grand public (55 milions de visiteurs en 20 ans), l’autonomie de gestion d’un établissement public et enfin la politique de mécénat. La Société française de photographie était donc particulièrement honorée d’être invitée par Serge Lemoine, directeur du musée - représentant ainsi une certaine idée du patrimoine et de la recherche photographique, entre privé et public, université et musée. L’agence Vu’ était également de la fête, mêlant ses vingt bougies à celles du musée. Pour l’occasion, la banque Neuflize-Obc (notre partenaire pour Études photographiques) a offert un luxueux ouvrage présentant quatre reportages sur le musée, notamment celui de Gabriele Basilico exposé dans les salles. Dans ces mêmes salles, on pouvait découvrir, presque en solitaire, la belle exposition des photographies de famille de Maurice Denis. Récente donation de la petite-fille du peintre (dont l’œuvre picturale est également exposée), ces instantanés 1900, plein de maladresses techniques, sont d’une saveur particulière. Gros plans, mouvements, surexpositions…, bref de la négligence technique érigée au rang des beaux-arts - on avouera préférer cela aux toiles saint-sulpiciennes de Maurice Denis… Comme ses écrits théoriques valent parfois mieux que ces compositions trop chastes. Un clin d’œil enfin dans une petite salle, non loin de l’"Origine du monde": la correspondance établie entre une œuvre de Jeff Wall et un Cézanne. Décidément, le musée d’Orsay semble avoir entrepris l’immense chantier de la comparaison: un moyen pour faire le bilan du XXe siècle?

Illustration: Boîtier de chocolat Richart offert aux invités des 20 ans du musée d’Orsay.