D'où vient que, devant cette hotte si bien remplie, on ne peut s'empêcher de réprimer un baîllement? C'est probablement que cette longue liste de spécifications ne comporte pas une seule véritable innovation. L'Alpha sera certainement une des machines à tenir son rang dans la gamme convoitée des reflex numériques d'entrée de gamme, mais il n'apporte rien de plus que les boîtiers disponibles depuis un an ou deux. De la part de Sony, pionnier de l'image numérique qui a souvent créé la surprise, on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine déception. Du strict point de vue de l'innovation, même le bridge Cyber-shot DSC-R1 était plus intéressant, avec son capteur à 10 mégapixels et son zoom 12 x – une vraie tentative de proposer une alternative au reflex. Est-ce parce que les appareils à miroir se doivent d'être plus sages? N'est-ce pas plutôt que cette gamme a désormais atteint une certaine forme de maturité technologique, et qu'il est difficile d'y introduire une rupture décisive? Auquel cas l'Alpha de Sony, avec son large éventail de perfectionnements, offrirait un signe annonciateur de la fin de la fuite en avant des technologies numériques.